Garantir aux élèves du primaire et du collège deux heures d’activité physique par jour, en cumulant l’éducation physique, les récréations actives, les pauses méridiennes encadrées et les trajets actifs vers l’école, avec des cours d’école aménagées pour bouger et une heure quotidienne au lycée.
L’activité physique des Français est en recul documenté depuis 30 ans : seulement 43 % des adultes français atteignent les recommandations OMS (150 minutes d’activité modérée par semaine), contre 60 % en Suède et 55 % aux Pays-Bas. La situation est plus préoccupante chez les enfants : selon l’enquête Esteban 2024, 75 % des 6-17 ans ne pratiquent pas suffisamment d’activité physique, ce qui produit une explosion documentée de l’obésité juvénile (12 % des enfants français en surpoids ou obèses, vs 6 % en 1990). Les conséquences sanitaires sont massives : surcoût pour l’assurance maladie estimé à 12-15 Md€/an attribuables à la sédentarité (obésité, maladies cardio-vasculaires, diabète type 2, troubles musculo-squelettiques, dépression liée au manque d’exercice). Le sport scolaire reste limité (3 h/semaine en moyenne), insuffisant face aux enjeux.
Coût et financement. Coût limité à l’aménagement des cours d’école, cofinancé avec le plan de végétalisation (M9.4) et les collectivités, et à la formation des enseignants et animateurs.
Calendrier. Généralisation effective des trente minutes quotidiennes en 2027, une heure au primaire et au collège en 2028, objectif de deux heures cumulées en 2030.
Garde-fous. Temps d’activité réparti dans la journée, sans réduction des heures consacrées aux fondamentaux. Adaptation aux élèves en situation de handicap. Sécurisation des trajets actifs avec les collectivités.
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