Défense intransigeante du français dans les institutions européennes (refus assumé de la dérive vers le tout-anglais), refus de l'anglicisation des intitulés administratifs et des marques publiques françaises. Loi Toubon renforcée et appliquée. La langue est un outil de souveraineté autant qu'un patrimoine.
La langue française recule de manière mesurable dans les institutions européennes (50 % des documents du Conseil de l’UE étaient rédigés en français en 1995 contre moins de 6 % en 2024 selon les données de la Commission), dans les marques commerciales françaises (anglicisation systématique des intitulés produits, services et campagnes), dans les organisations internationales (présence française documentée en repli à l’OMC, à l’ONU, à l’OCDE). Ce recul n’est pas une fatalité culturelle : il résulte de choix délibérés ou de laisser-aller successifs des acteurs publics et privés français. La loi Toubon de 1994 existe formellement mais son application est faible : seuls quelques contrôles ponctuels par la DGCCRF, peu de sanctions effectives, exonérations multiples qui vident le dispositif de sa portée.
Défense intransigeante du français dans les institutions et l’espace public en quatre leviers : (1) Refus assumé et politiquement énoncé de la dérive vers le tout-anglais dans les institutions européennes — la France demande systématiquement la version française des documents techniques, parle français dans les conseils, et tient une diplomatie linguistique active auprès des partenaires francophones du Conseil (Belgique, Luxembourg, Roumanie, Bulgarie). Cohérence avec le plan Francophonie (M16.7) au plan extérieur.
(2) Application renforcée de la loi Toubon — contrôles renforcés par la DGCCRF sur les marques commerciales et publicités, sanctions graduées effectives pour non-conformité, suppression des exonérations qui vident le dispositif (notamment pour les marques internationales). Le français doit être disponible et lisible dans toute communication publique commerciale en France.
(3) Refus de l’anglicisation des intitulés administratifs et des marques publiques françaises — pas d’« attractivité scheme », pas de « France 2030 plan », pas d’institutions publiques renommées en anglais sans justification opérationnelle stricte. La langue française n’est pas une coquetterie identitaire, c’est l’outil de pensée et de débat démocratique de la nation. (4) Soutien à la traduction technique et scientifique — financement de la traduction d’œuvres scientifiques en français, soutien à l’édition technique francophone, intégration aux dispositifs M24 recherche-innovation.
La langue est un outil de souveraineté autant qu’un patrimoine. Sans politique linguistique active, le français se réduit progressivement à un usage familial et folklorique. Avec, il reste la langue de pensée et d’expression d’une grande civilisation contemporaine.
Défense intransigeante du français dans les institutions européennes (refus assumé de la dérive vers le tout-anglais), refus de l’anglicisation des intitulés administratifs et des marques publiques françaises. Loi Toubon renforcée et appliquée. La langue est un outil de souveraineté autant qu’un patrimoine.
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