Étudier puis expérimenter, dans le cadre juridique européen, un instrument national de paiement complémentaire, électronique et fléché, sans cours légal, adossé à l’euro à parité, utilisable pour des usages ciblés — commande publique, production locale, transition énergétique —, en s’appuyant sur les monnaies locales complémentaires reconnues par la loi de 2014 et sur les travaux sur l’euro numérique.
La Suisse utilise depuis 1934 le WIR, une monnaie complémentaire de crédit mutuel entre entreprises, qui circule en parallèle du franc suisse et a soutenu les petites et moyennes entreprises lors des périodes de crise. La Sardaigne a vu se développer depuis 2010 le Sardex, un système de compensation entre entreprises. La France a reconnu en 2014, par la loi relative à l’économie sociale et solidaire, les titres de monnaies locales complémentaires, qui circulent dans plusieurs dizaines de territoires. Le projet italien de « mini-bots » a été abandonné en 2019 après les critiques de la Banque centrale européenne.
Coût et financement. Coût limité à une étude et à une expérimentation conduites avec la Banque de France.
Calendrier. Étude publique en 2027, avis de la Banque de France et de la Banque centrale européenne en 2028, expérimentation limitée en 2029, décision en 2030.
Garde-fous. Aucun cours légal, l’euro restant la seule monnaie légale. Aucune émission pouvant être assimilée à un financement monétaire de l’État. Parité garantie et convertibilité en euros.
Commentaires et débats
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je rêve que la France retrouve une monnaie nationale pour lutter contre l'inflation et pour piloter notre politique
ça serait vraiment bien si on pouvait retrouver le contrôle de notre monnaie nationale