Faciliter le retour en France de ses ressortissants (reconnaissance des acquis, réinstallation, emploi) et la circulation des talents, pour que l'expatriation soit un aller-retour fécond et non une fuite.
Le retour en France après une expatriation est semé d’obstacles : non-reconnaissance des diplômes et des expériences acquis à l’étranger, complexité de réinscription aux droits sociaux, difficultés d’accès à l’emploi, au logement et à la scolarisation des enfants. L’expérience internationale, qui devrait être valorisée comme un atout, se transforme trop souvent en handicap au retour — au point de dissuader des talents formés et aguerris de revenir contribuer au pays. La circulation des talents se fait ainsi à sens unique.
Faire du retour un aller-retour fécond plutôt qu’une fuite, en trois axes. (1) Reconnaissance facilitée des acquis, diplômes et expériences obtenus à l’étranger, par des procédures rapides et lisibles, pour cesser de pénaliser celles et ceux qui se sont formés hors de France. (2) Guichet de réinstallation centralisant la réouverture des droits sociaux, l’accès au logement et la scolarisation, adossé à l’identité numérique (M20.10) et à la continuité de protection sociale assurée par la CFE refondée (M31.5).
(3) Valorisation de l’expérience internationale auprès des employeurs et de l’administration, en cohérence avec la politique d’attractivité des talents et le visa talent (M7.2), de sorte que la circulation bénéficie à l’ensemble de l’économie. Faciliter le retour, c’est compléter la doctrine du Rayonnement (M31.1) par sa réciprocité : la France doit autant à ceux qui la portent dans le monde qu’ils lui apportent, et ce lien doit pouvoir se refermer sans perte.
Faciliter le retour en France de ses ressortissants (reconnaissance des acquis, réinstallation, emploi) et la circulation des talents, pour que l’expatriation soit un aller-retour fécond et non une fuite.
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