Construction de 30 000 places de prison supplémentaires en 8 ans pour résorber la surpopulation carcérale (déjà 80 000 détenus pour 60 000 places). Mix neuf + rénovation, normes modernes (cellule individuelle, ateliers, formation), gestion partiellement déléguée pour les fonctions non régaliennes. Cessons d'opposer fermeté pénale et dignité humaine : il faut les deux.
Au 1er janvier 2026, les prisons françaises comptent environ 80 000 détenus pour une capacité officielle de 60 700 places, soit un taux de surpopulation de 132 % en moyenne et qui atteint 180-220 % dans certains établissements parmi les plus saturés (Fresnes, Bordeaux-Gradignan, Nîmes, Nice). Cette surpopulation est documentée comme un facteur majeur de récidive (impossibilité de prise en charge éducative, formation et travail réduits, violences entre détenus), elle viole les normes européennes (CEDH a condamné la France à plusieurs reprises), elle dégrade les conditions de travail des personnels pénitentiaires (suicides, démissions, agressions). C’est l’un des angles morts les plus documentés et les moins traités de la politique pénale française.
Construction de 30 000 places de prison supplémentaires en 8 ans, soit la fin de la surpopulation structurelle. Mix neuf + rénovation : 18 000 places en construction neuve sur sites identifiés (foncier État ou collectivités), 12 000 places par modernisation/extension d’établissements existants. Normes modernes : cellule individuelle conforme aux exigences CEDH, ateliers de travail réels, espaces dédiés à la formation, parloirs dignes, sécurité périmétrique renforcée. Gestion partiellement déléguée pour les fonctions non régaliennes (restauration, blanchisserie, maintenance) avec contrôle strict des coûts et de la qualité.
Financement par programme pluriannuel d’investissement gagé sur la trajectoire budgétaire du ministère de la Justice (M3.1). Articulation explicite avec les peines planchers (M3.4) : sans capacité matérielle accrue, les peines planchers seraient lettre morte. Articulation avec les peines alternatives (M3.6) qui n’écartent pas la prison mais constituent une réponse adaptée à d’autres profils (primo-délinquants, délits non violents). Cessons d’opposer fermeté pénale et dignité humaine : il faut les deux, et l’un n’est possible qu’avec l’autre. La France ne peut pas indéfiniment être condamnée par les juridictions européennes pour conditions de détention indignes pendant qu’elle laisse les violences impunies faute de capacité d’incarcération. Cette mesure résout le dilemme par l’investissement massif.
Construction de 30 000 places de prison supplémentaires en 8 ans pour résorber la surpopulation carcérale (déjà 80 000 détenus pour 60 000 places). Mix neuf + rénovation, normes modernes (cellule individuelle, ateliers, formation), gestion partiellement déléguée pour les fonctions non régaliennes. Cessons d’opposer fermeté pénale et dignité humaine : il faut les deux.
Commentaires et débats
Connectez-vous pour commenter.
Soyez le premier à ouvrir un débat, à contribuer et à commenter.