Accélérer une filière française de petits réacteurs modulaires, destinés en priorité aux sites industriels ayant besoin à la fois d’électricité et de chaleur, avec un soutien public conditionné à la maturité technique démontrée, des sites pilotes, des partenariats avec TechnicAtome et Naval Group, et une stratégie d’exportation.
Les SMR (Small Modular Reactors, petits réacteurs modulaires) constituent une nouvelle génération de réacteurs nucléaires de capacité réduite (50 à 350 MWe vs 1 000-1 600 MWe pour les EPR), conçus pour être fabriqués en série en usine puis assemblés sur site. Avantages documentés : coût unitaire maîtrisé, déploiement rapide (3-5 ans vs 12-15 ans pour un EPR), modularité, capacité à être implantés en sites industriels (cogénération chaleur+électricité pour sidérurgie, chimie, réseaux de chaleur urbains). La compétition mondiale est intense : NuScale aux États-Unis, Rolls-Royce SMR au Royaume-Uni, BWRX-300 GE-Hitachi, projets chinois et russes. La France dispose avec Nuward (consortium EDF-CEA-TechnicAtome-Naval Group) d’un projet structuré mais qui doit accélérer pour ne pas perdre la course mondiale aux premiers contrats internationaux.
Coût et financement. Développement soutenu par la poche Climat du Fonds souverain (M30.1) et France 2030, par tranches conditionnées aux jalons de conception et d’autorisation, avec participation des industriels utilisateurs.
Calendrier. Conception détaillée et dossier de sûreté du modèle retenu en 2028, premier chantier pilote au début des années 2030, déploiement en série à l’horizon 2040.
Garde-fous. Aucune dérogation aux exigences de l’Autorité de sûreté nucléaire. Financement public arrêté si les jalons techniques ne sont pas tenus. Coordination avec le programme EPR2 (M21.1) pour ne pas disperser les compétences.
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