Porter à vingt-quatre séances annuelles le forfait de psychologue remboursé intégralement, prolongeable sur indication psychiatrique, avec accès direct sans orientation médicale, un tarif conventionnel revalorisé pour attirer les praticiens, et un accès garanti aux 15-25 ans.
Le forfait Mon Soutien Psy lancé en 2022 est aujourd’hui largement insuffisant : 8 séances par an seulement remboursées (qui peuvent suffire pour une crise ponctuelle mais pas pour une psychothérapie structurée nécessaire dans la majorité des troubles), tarif conventionné bas (40 € la séance, vs 60-80 € en libéral) qui dissuade les psychologues de conventionner, parcours obligatoire passant par le médecin traitant (lui-même surchargé en plus du fait que beaucoup n’ont pas de médecin traitant en désert médical M11.1). Le résultat documenté est que le dispositif rate sa cible : il est utilisé par une fraction marginale des Français qui en auraient besoin, et beaucoup de psychologues compétents préfèrent rester en exercice libéral hors-secteur.
Coût et financement. Coût supplémentaire inscrit dans l’Assurance maladie, dépendant du nombre de psychologues conventionnés et de patients, à chiffrer en loi de financement de la Sécurité sociale.
Calendrier. Passage à vingt-quatre séances et revalorisation du tarif en 2027, objectif de triplement des psychologues conventionnés en 2029, évaluation clinique publiée en 2030.
Garde-fous. Prolongation au-delà de vingt-quatre séances sur indication psychiatrique. Thérapies validées et suivi des résultats. Orientation vers un psychiatre pour les troubles sévères.
L’objection et la réponse. L’objection vient des psychologues eux-mêmes et de leur profession : un forfait public, avec un tarif fixé par l’Assurance maladie, transforme une profession libérale en sous-traitant de la Sécurité sociale, et encadre la durée des thérapies selon une logique comptable plutôt que clinique. L’objection a conduit une partie des praticiens à boycotter le dispositif de 2022. La mesure y répond par un tarif revalorisé et par la possibilité de prolonger sur indication. L’objection inverse est budgétaire. Mais le coût des troubles psychiques non soignés se retrouve ailleurs, en arrêts de travail, en décrochage scolaire et en hospitalisations. Un jeune qui attend six mois un rendez-vous ne coûte rien pendant six mois, puis coûte beaucoup.
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