Porter progressivement à 19 000 par an le nombre de médecins formés, en augmentant les capacités des facultés et des stages hospitaliers, en ouvrant des formations dans les territoires sous-dotés et en outre-mer, et en réduisant le taux d’échec des premières années par l’accompagnement des étudiants.
La France forme aujourd’hui environ 9 000 médecins par an (toutes spécialités confondues), insuffisant pour répondre à la fois aux départs en retraite massifs (40 % des généralistes ont plus de 60 ans) et à la croissance des besoins (vieillissement démographique, prévention M11.5, santé mentale M11.6). Le numerus clausus, mécanisme malthusien instauré en 1971 pour limiter le nombre de médecins formés, a été remplacé en 2020 par un numerus apertus (capacités de formation fixées par les universités selon leurs moyens), mais sans changement de fond : les capacités de formation universitaires restent contraintes, et la France importe massivement des médecins formés à l’étranger (Roumanie, Algérie, Maroc, Liban) qui ne suffisent pas. Le déficit cumulé est estimé entre 30 000 et 50 000 médecins selon les sources.
Coût et financement. Recrutement d’enseignants hospitalo-universitaires, équipement et terrains de stage financés par les budgets de l’enseignement supérieur et de l’Assurance maladie, à programmer sur dix ans.
Calendrier. Loi de programmation des capacités en 2027, montée en charge des admissions de 2028 à 2032, premiers médecins issus de cet effort installés à partir de la fin des années 2030, horizon de résultat 2040.
Garde-fous. Hausse des capacités conditionnée à des terrains de stage de qualité. Places supplémentaires orientées vers la médecine générale et les spécialités en pénurie. Engagement de service dans les territoires sous-dotés en contrepartie des bourses.
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