Développer des lignes à grande vitesse transversales entre métropoles régionales, pour sortir du modèle en étoile centré sur Paris, en priorisant les projets les plus avancés et les plus fréquentés — Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, puis les liaisons Lyon, Toulouse, Marseille et l’axe nord-est —, avec une mise en service échelonnée de 2032 à 2042.
Le réseau LGV (Lignes à Grande Vitesse) français est concentré historiquement autour d’une étoile parisienne : Paris-Lyon (1981), Paris-Lille (1993), Paris-Bordeaux (2017), Paris-Strasbourg (2007 partiellement), Paris-Bruxelles-Londres. Les liaisons transversales entre métropoles régionales (Lyon-Bordeaux, Marseille-Toulouse, Nantes-Lyon, Lille-Strasbourg) restent largement absentes, ce qui contraint à des trajets indirects par Paris (« Lyon-Bordeaux passe par Paris » selon l’expression courante) ou via lignes classiques très lentes. Cette structure documentée pénalise plusieurs régions et métropoles : sous-attractivité des métropoles secondaires, surconcentration des activités tertiaires à Paris, émissions CO2 disproportionnées (voiture, avion) pour les déplacements interrégionaux faute d’alternative ferroviaire compétitive (cohérence M30.10 substitution aérien intérieur).
Coût et financement. Lignes nouvelles financées dans le plan ferroviaire (M26.1), par l’État, les collectivités intéressées, les fonds européens des corridors transeuropéens et des sociétés de financement dédiées sur le modèle du projet Bordeaux-Toulouse.
Calendrier. Priorisation publique des projets en 2027 sur critères de fréquentation et de report modal, mises en service échelonnées de 2032 à 2042, maillage transversal complet à l’horizon 2040 et au-delà.
Garde-fous. Aucune ligne nouvelle sans évaluation socio-économique indépendante et publiée. Régénération du réseau existant préservée (M26.1). Articulation avec la substitution des vols intérieurs (M30.10).
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