Extension du seuil ferroviaire d'interdiction des vols intérieurs métropolitains à 4 h en grande vitesse et 10 h en train de nuit : 12 liaisons aériennes supprimées à fin 2035, 0,7 Mt CO₂ évitées par an, transfert modal piloté avec 1,5 Md€ de capacité ferroviaire dédiée.
L’aviation intérieure métropolitaine française représente environ 8 % des émissions du secteur transport tout en transportant moins de 3 % des voyageurs kilométriques. Sur les liaisons intérieures de moins de 2 h 30 en train à grande vitesse, l’avion est systématiquement plus émetteur (par passager-kilomètre) et plus coûteux globalement (en intégrant les externalités). La loi Climat et Résilience de 2021 a interdit les liaisons aériennes intérieures pour lesquelles existe une alternative ferroviaire de moins de 2 h 30 (4 liaisons concernées), mais cette mesure est restée très limitée. Plusieurs liaisons restantes (Paris-Marseille, Paris-Nice, Paris-Toulouse) ont une alternative ferroviaire compétitive en temps de trajet porte à porte mais structurellement moins développée en offre.
Plan de substitution aérien intérieur métropolitain par le ferroviaire grande vitesse et de nuit, articulé en quatre leviers : (1) Extension de l’interdiction des vols intérieurs aux liaisons avec alternative ferroviaire de moins de 4 h (au lieu de 2 h 30) — concernerait potentiellement Paris-Marseille, Paris-Nice, Paris-Toulouse, Paris-Biarritz, à condition que l’alternative ferroviaire soit effective en offre (fréquence, fiabilité).
(2) Développement massif du train de nuit (M26 cohérence) — relance de 8-10 liaisons internes (Paris-Nice, Paris-Hendaye, Paris-Briançon, Paris-Bordeaux, Strasbourg-Méditerranée, lignes transversales sud-est/sud-ouest) et internationales depuis Paris (Madrid, Lisbonne, Berlin, Vienne, Stockholm), avec matériel roulant moderne, sécurité renforcée (M4.9 brigades SUGE Nuit), (3) Investissement LGV (M26.2 cohérence directe) — 15 nouvelles lignes à grande vitesse d’ici 2035, dont des liaisons transversales (Lyon-Bordeaux, Toulouse-Nice, Strasbourg-Lyon, Nantes-Bordeaux) qui réduisent les temps de trajet sans passer systématiquement par Paris.
(4) Tarification du carbone aérien intérieur — supplément carbone progressif sur les vols intérieurs maintenus, reversé au financement ferroviaire (M26.1 plan ferroviaire 100 Md€). Articulation avec la sécurité des transports (M4.7 et M4.9), avec la mutation modale (M26.3), avec la décarbonation globale (M30.3). Cette substitution n’est pas un dogme antiaviation : elle reconnaît que sur des distances courtes-moyennes en territoire dense bien doté en infrastructure, le train à grande vitesse est techniquement et écologiquement supérieur. L’aviation intérieure conserve sa pertinence sur l’Outre-mer (M25 cohérence) et sur les liaisons internationales.
Extension du seuil ferroviaire d’interdiction des vols intérieurs métropolitains à 4 h en grande vitesse et 10 h en train de nuit : 12 liaisons aériennes supprimées à fin 2035, 0,7 Mt CO₂ évitées par an, transfert modal piloté avec 1,5 Md€ de capacité ferroviaire dédiée.
Commentaires et débats
Connectez-vous pour commenter.
Soyez le premier à ouvrir un débat, à contribuer et à commenter.