Renforcement de la présence militaire française dans les zones de crise stratégiques (Méditerranée, Sahel reconfiguré, Indo-Pacifique) et modernisation des bases ultramarines (Réunion, Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie). Articulation explicite avec la valorisation géostratégique des Outre-mer (M25.6) et la doctrine maritime ZES-M.
La France dispose de présence militaire active dans plusieurs zones stratégiques mondiales : Méditerranée (port de Toulon, base aérienne de Saint-Dizier, présence en Liban via FINUL), Sahel reconfiguré post Barkhane (présence résiduelle au Tchad et Niger maintenue ou non selon évolution diplomatique), Indo-Pacifique (présence forte via les bases ultramarines de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie, port d’Abu Dhabi par accord bilatéral). Cette projection est un atout stratégique unique en Europe et elle protège la deuxième ZEE mondiale française (M25.6). Mais elle est aujourd’hui en érosion : retraits successifs du Sahel mal anticipés, présence méditerranéenne en sous-dimensionnement face à l’activité russe et turque, présence indo-pacifique non dimensionnée à l’enjeu chinois croissant.
Renforcement de la présence militaire française dans les zones de crise stratégiques selon trois axes territoriaux : (1) Méditerranée — porte-avions Charles de Gaulle (puis PA-NG) en mission permanente accrue, frégates FDI en patrouille continue, base aérienne projetable en cas de crise majeure, articulation cohérente avec la doctrine ZES-M maritime (M1.13) qui développe les sites côtiers stratégiques, (2) Sahel reconfiguré — partenariats militaires bilatéraux refondés avec les pays demandeurs (formation, renseignement, équipement) sans imposition unilatérale, articulation avec la diplomatie africaine renouvelée (pilier 6 France Monde), (3) Indo-Pacifique — modernisation des bases ultramarines de la Réunion, Guyane, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française, augmentation des moyens navals stationnés (frégate FREMM permanente, sous-marin nucléaire d’attaque déployable), partenariat stratégique renforcé avec l’Australie, l’Inde, le Japon, le Vietnam et l’Indonésie.
Articulation explicite avec la valorisation géostratégique des Outre-mer (M25.6) — la France est puissance Indo-Pacifique par ses territoires ultramarins, pas par procuration. Articulation avec la défense européenne intégrée (M5.3) — les forces françaises déployées peuvent servir de noyau dur de la force de réaction rapide européenne dans certains scénarios. Effort budgétaire couvert par la trajectoire 3 % PIB (M5.1). La France n’a pas la masse de la Russie ou de la Chine, mais elle a une mobilité globale unique qui en fait un acteur stratégique de premier plan — à condition de l’entretenir.
Renforcement de la présence militaire française dans les zones de crise stratégiques (Méditerranée, Sahel reconfiguré, Indo-Pacifique) et modernisation des bases ultramarines (Réunion, Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie). Articulation explicite avec la valorisation géostratégique des Outre-mer (M25.6) et la doctrine maritime ZES-M.
Commentaires et débats
Connectez-vous pour commenter.
Soyez le premier à ouvrir un débat, à contribuer et à commenter.