50 Md€ sur 10 ans : modernisation des réseaux (pertes < 12 %), réutilisation des eaux usées (15 % en 2035), gestion territoriale par bassin, transparence FRANCE AGORA.
La gestion de l’eau en France atteint un point critique. Les sécheresses estivales s’intensifient et s’allongent (2022-2024 records historiques), plus de 200 communes ont été privées d’eau potable courante à l’été 2023, les conflits d’usage explosent entre agriculture irriguée (cohérence M22.6), industrie, eau potable et milieux naturels. Les fuites du réseau de distribution sont chiffrées à 1 milliard de m³/an (20 % de l’eau prélevée s’évapore avant d’arriver au robinet), conséquence d’un sous-investissement chronique dans la rénovation des canalisations (la France comptait 20 000 km/an de réseau rénové dans les années 1990, moins de 3 000 km/an aujourd’hui). Sans plan structurant, le stress hydrique deviendra structurel et imposera des arbitrages économiques et sociaux brutaux.
Plan eau souverain doté de 50 Md€ sur 10 ans, soit 5 Md€/an dédiés à six chantiers prioritaires : (1) Rénovation massive du réseau de distribution — objectif 20 000 km/an rénovés (vs 3 000 actuels), suppression progressive des canalisations en plomb encore en service (estimées à 4 millions de logements), réduction des fuites de 20 % à 10 % d’ici 2035, (2) Stockage hydrique stratégique — réhabilitation et création de retenues collinaires multi-usages (agriculture M22.6, biodiversité, lutte incendie), modernisation des barrages hydroélectriques existants (synergie M21.2 ENR).
(3) Réutilisation des eaux usées traitées (REUT) — objectif 10 % des eaux usées réutilisées en 2035 (vs 0,3 % aujourd’hui contre 14 % en Espagne et 89 % à Singapour), pour usages agricoles, industriels, espaces verts, (4) Désalinisation maritime — investissement pilote sur la façade méditerranéenne où la pression hydrique est maximale (cohérence ZES-M maritime M1.13), modèle israélien et espagnol.
(5) Gestion concertée des bassins versants — Agences de l’eau renforcées, planification participative entre tous les usagers (agriculteurs, industriels, collectivités, associations environnementales), arbitrages opposables et révisables, (6) Tarification incitative à l’économie — tarif progressif selon consommation, premier palier (volume vital) très bon marché ou gratuit, paliers supérieurs significativement plus chers pour décourager le gaspillage. Articulation avec le plan agriculture (M22), la BITD (M5.5 souveraineté équipementiers), le FSF climat (M30.1). L’eau est le premier bien commun, sa gestion souveraine est non négociable.
50 Md€ sur 10 ans : modernisation des réseaux (pertes < 12 %), réutilisation des eaux usées (15 % en 2035), gestion territoriale par bassin, transparence FRANCE AGORA.
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