95 % d'électricité décarbonée en 2035 : 8 EPR2, 30 SMR, ITER, 50 GW renouvelables, stockage massif. Sortie du gaz et du charbon dans la production électrique d'ici 2035.
La France dispose d’un mix électrique parmi les plus décarbonés d’Europe (90 % décarboné en 2024 grâce au nucléaire et à l’hydraulique), mais ce capital est en érosion : parc nucléaire vieillissant (réacteurs des années 1980-90 atteignant leurs limites techniques), retards récurrents sur la maintenance et les grands carénages, sous-investissement dans les renouvelables comparé à plusieurs voisins européens. Sans plan structurant, la France passerait mécaniquement de quasi-autonomie électrique décarbonée à importatrice nette d’électricité fossile dans les années 2030, ce qui annulerait l’avance climatique acquise et fragiliserait simultanément la souveraineté énergétique (M21.4 bouclier énergétique) et la réindustrialisation (M18.1, qui exige une électricité compétitive et décarbonée en quantité).
Objectif 95 % de production électrique décarbonée en 2035, articulant nucléaire et renouvelables en cohérence stratégique. Quatre leviers articulés : (1) Plan nucléaire civil (M21.1 cohérence directe) — 6 nouveaux EPR2 mis en service progressivement 2035-2040 sur sites existants (Penly, Gravelines, Bugey, Tricastin, Cattenom) plus 8 SMR, prolongation du parc existant jusqu’à 60 ans après audits ASN, maintenance industrielle accélérée.
(2) Énergies renouvelables (M21.2 cohérence) — 50 % du mix en 2030, 75 % en 2050, priorité au photovoltaïque sur foncier déjà artificialisé (parkings, toitures, friches industrielles M30.2), éolien offshore via doctrine ZES-M maritime (M1.13), géothermie profonde, méthanisation agricole en synergie M22, (3) Stockage et flexibilité — investissement dans le stockage stationnaire (batteries, STEP — Stations de Transfert d’Énergie par Pompage), pilotage de la demande, hydrogène vert (M21.5).
(4) Sortie de la dépendance gazière russe directe et indirecte (M21.6) à fin 2027, avec diversification GNL et accélération biogaz méthanisation agricole. Articulation avec le Fonds Souverain France volet climat (M30.1) qui finance, avec le bouclier énergétique structurel (M21.4) qui protège les consommateurs, avec la réindustrialisation (M18.1) qui en bénéficie. La décarbonation de l’électricité n’est pas une finalité en soi : c’est la condition pour décarboner ensuite les usages (transport, chauffage, industrie) par électrification massive. La France a hérité du nucléaire d’un visionnaire (de Gaulle, Pompidou, Messmer), elle doit moderniser cet héritage.
95 % d’électricité décarbonée en 2035 : 8 EPR2, 30 SMR, ITER, 50 GW renouvelables, stockage massif. Sortie du gaz et du charbon dans la production électrique d’ici 2035.
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