Maintenir au moins 95 % de production électrique décarbonée jusqu’en 2035 et au-delà, pendant que la consommation d’électricité augmente avec l’électrification des transports, du chauffage et de l’industrie, en articulant le nouveau nucléaire (M21.1), les renouvelables (M21.2), le stockage (M21.11) et la sortie des dernières centrales à charbon.
La France dispose d’un mix électrique parmi les plus décarbonés d’Europe (environ 95 % décarboné en 2024 selon RTE, grâce au nucléaire, à l’hydraulique et aux renouvelables), mais ce capital est en érosion : parc nucléaire vieillissant (réacteurs des années 1980-90 atteignant leurs limites techniques), retards récurrents sur la maintenance et les grands carénages, sous-investissement dans les renouvelables comparé à plusieurs voisins européens. Sans plan structurant, la France passerait mécaniquement de quasi-autonomie électrique décarbonée à importatrice nette d’électricité fossile dans les années 2030, ce qui annulerait l’avance climatique acquise et fragiliserait simultanément la souveraineté énergétique (M21.4 bouclier énergétique) et la réindustrialisation (M18.1, qui exige une électricité compétitive et décarbonée en quantité).
Coût et financement. Coût porté par les programmes énergétiques du chapitre (M21.1, M21.2, M21.11) et la poche Climat du Fonds souverain (M30.1), sans enveloppe propre.
Calendrier. Fermeture des dernières centrales à charbon au plus tard en 2027, maintien du seuil de 95 % chaque année, trajectoire de production à la hausse publiée par RTE jusqu’à l’horizon 2050.
Garde-fous. Suivi annuel public par RTE de la part décarbonée et des marges de sécurité d’approvisionnement. Maintien de capacités de secours pour les pointes hivernales. Aucune fermeture de réacteur sûr pour des raisons non techniques.
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