Revenu Paysan Garanti de 2 000 € net mensuels minimum pour tout exploitant à temps plein, indépendamment de la conjoncture des cours. Mécanisme contracyclique financé par un fonds de stabilisation alimenté par la PAC réformée et une fraction des marges captées par la grande distribution. Conditionnalité environnementale et de souveraineté alimentaire. Sortie du paradoxe : nourrir la France sans nourrir ceux qui produisent.
Le revenu agricole français est en crise structurelle documentée : selon les chiffres MSA 2024, le revenu moyen disponible d’un exploitant agricole est de 22 000 €/an, soit environ 1 600 €/mois nets (en-dessous du SMIC à temps plein pour des semaines de 60-70 heures de travail). Près de 30 % des exploitants gagnent moins que le RSA équivalent personne seule. Cette précarité économique est l’une des causes documentées du déclin démographique agricole (M22.7) et des suicides en milieu agricole (deux fois plus élevés que la moyenne nationale selon les enquêtes MSA). Les dispositifs de soutien existants (aides PAC, indemnités de calamité, prêts JA) sont insuffisants pour garantir un revenu décent en cas d’aléas climatiques, économiques ou sanitaires accumulés.
Création d’un Revenu Paysan Garanti : minimum de 2 000 € nets mensuels pour tout exploitant agricole à temps plein, articulé en quatre principes : (1) Périmètre — exploitants agricoles à titre principal (au minimum 1 200 heures de travail agricole annuel documenté), qu’ils soient propriétaires-exploitants, fermiers, métayers, en GAEC ou en EARL, sur l’ensemble des productions (céréales, élevage, maraîchage, viticulture, arboriculture, aquaculture), (2) Mécanisme — versement complémentaire de l’État garantissant que le revenu disponible de l’exploitant atteigne 2 000 € nets mensuels après prise en compte des revenus d’exploitation effectifs, du conjoint éventuel co-exploitant, et des aides PAC perçues.
(3) Conditionnalité opposable — respect des normes sanitaires et environnementales (cohérence M22.4 traçabilité, M22.6 agroécologie), engagement de bonne foi (l’exploitant n’a pas droit au RPG s’il a délibérément réduit son activité pour bénéficier du dispositif), participation à un parcours de formation continue (cohérence M12.7 crédit formation universel), (4) Sortie progressive — quand le revenu d’exploitation dépasse durablement 2 500 € mensuels, le complément État se réduit progressivement (sortie en sifflet sur 24 mois pour ne pas créer d’effet de seuil pervers).
Coût estimé 2-3 Md€/an pleine charge, à comparer aux gains sociaux (réduction documentée des suicides agricoles, attractivité du métier restaurée), économiques (productions stratégiques préservées, cohérence M22.1), et fiscaux (cotisations sociales agricoles sur revenus déclarés). Articulation cohérente avec la transmission (M22.7), avec la PAC réformée (M22.2), avec la souveraineté alimentaire (M22.1). Le revenu paysan garanti n’est pas un assistanat — c’est la reconnaissance que la nation a besoin de ses paysans et qu’elle accepte de payer pour qu’ils existent dans des conditions dignes.
Revenu Paysan Garanti de 2 000 € net mensuels minimum pour tout exploitant à temps plein, indépendamment de la conjoncture des cours. Mécanisme contracyclique financé par un fonds de stabilisation alimenté par la PAC réformée et une fraction des marges captées par la grande distribution. Conditionnalité environnementale et de souveraineté alimentaire. Sortie du paradoxe : nourrir la France sans nourrir ceux qui produisent.
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