Depuis le 1er septembre 2026, les unités judiciaires à priorité éducative (UJPE) remplacent les centres éducatifs fermés. Coalition Nationale achève la réforme et la rend exigeante : aucun département sans unité, une scolarité réelle au volume d'un collège ou d'un lycée professionnel pour chaque jeune placé, une évaluation publique de chaque unité et la fermeture de celles qui échouent.
Pendant près de vingt ans, la France a fait coexister deux formes de placement pénal des mineurs : les centres éducatifs fermés (CEF), institués en 2002, et les unités éducatives d’hébergement collectif (UEHC). Le ministère de la Justice a lui-même décrit des centres ni éducatifs, avec en moyenne moins de dix heures de cours par semaine et parfois cinq, ni fermés, avec un taux de fugue identique à celui des foyers classiques.
La réforme est engagée. Annoncée en novembre 2025, fixée par la circulaire de politique pénale et éducative du 11 février 2026 puis par le décret n° 2026-180 du 12 mars 2026, elle a ouvert le 1er septembre 2026 85 unités judiciaires à priorité éducative, issues de la transformation de 19 CEF et de 66 UEHC du secteur public. Les 38 CEF du secteur associatif habilité doivent suivre, pour atteindre 123 unités d’ici 2028. Ce qui manque n’est plus la structure : c’est la garantie d’une scolarité réelle, d’un maillage sans trou et d’une évaluation qui sanctionne l’échec.
Le débat reste ouvert des deux côtés. Le Syndicat des avocats de France et d’autres organisations ont salué la fin des CEF mais jugé la circulaire répressive plutôt qu’éducative, tandis que les partisans de la fermeté redoutent qu’en fusionnant centres fermés et foyers, la réforme ait dilué le cadre. Seule la mesure des résultats peut trancher.
Un maillage sans trou. Achever d’ici 2028 la transformation des 38 CEF du secteur associatif habilité et garantir qu’aucun département ne soit dépourvu d’unité judiciaire à priorité éducative, pour que le placement ne signifie pas l’éloignement familial.
Une vraie scolarité. Dans chaque unité, une scolarité obligatoire au volume horaire d’un collège ou d’un lycée professionnel, assurée par des enseignants de l’Éducation nationale, avec un objectif de diplôme (brevet, CAP, baccalauréat professionnel), dans la ligne des postes de professeur technique et des soixante infirmiers ouverts en 2026 pour ces unités.
Une évaluation qui sanctionne. Évaluation indépendante et publique de chaque unité (récidive à deux ans, retour en formation ou en emploi, heures de cours effectivement dispensées, fugues), et fermeture ou reprise des unités qui échouent. L’unité reste une alternative à l’incarcération, jamais un sas vers elle.
Articulation. S’inscrit dans l’effectivité de la réponse pénale (M3.4, M4.5), complète le maillage carcéral (M3.12) et les écoles de cadets du CFIH (M3.23), qui offrent au juge un choix de plus sans remplacer ces unités.
Au moins un centre éducatif fermé par département pour les mineurs et jeunes majeurs délinquants : une réponse ferme et éducative entre le classement sans suite et la prison, fondée sur l’encadrement, la discipline, la formation et l’insertion.
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