Au moins un centre éducatif fermé par département pour les mineurs et jeunes majeurs délinquants : une réponse ferme et éducative entre le classement sans suite et la prison, fondée sur l'encadrement, la discipline, la formation et l'insertion.
La France dispose d’environ une cinquantaine de centres éducatifs fermés (CEF), capacité très inférieure au besoin. Pour les mineurs et jeunes majeurs délinquants, l’éventail des réponses est aujourd’hui dysfonctionnel : d’un côté des mesures sans contrainte réelle, perçues comme une impunité, de l’autre l’incarcération, souvent inadaptée et criminogène pour des trajectoires encore réversibles. Entre les deux, il manque une réponse intermédiaire, ferme et éducative, en nombre suffisant.
Résultat : un sentiment d’impunité chez une minorité de multirécidataires très jeunes, un découragement des forces de l’ordre et des victimes, et des trajectoires qui basculent faute d’avoir été redressées à temps.
Un réseau territorial. Garantir au moins un centre éducatif fermé par département, en s’appuyant sur le cadre juridique existant des CEF (institués en 2002) et en le montant en puissance. Objectif : passer d’une cinquantaine de structures à un maillage départemental complet.
Un modèle ferme et éducatif. Cadre contraignant et discipliné (placement décidé par le juge, encadrement permanent), mais entièrement tourné vers le redressement et l’insertion : remise à niveau scolaire, formation professionnelle, apprentissage des règles, travail, accompagnement psychologique et sanitaire. La fermeté du cadre sert l’objectif éducatif, elle ne s’y substitue pas.
Encadrement et moyens. Personnels éducatifs formés (protection judiciaire de la jeunesse renforcée), taux d’encadrement élevé, partenariats avec l’Éducation nationale, l’apprentissage et les entreprises locales pour la sortie. Évaluation publique des résultats (récidive, insertion, retour en formation ou emploi).
Articulation. S’inscrit dans l’effectivité de la réponse pénale (M3.4, M4.5) et complète le maillage carcéral (M3.12) en offrant, pour les plus jeunes, une alternative crédible à la détention.
Au moins un centre éducatif fermé par département pour les mineurs et jeunes majeurs délinquants : une réponse ferme et éducative entre le classement sans suite et la prison, fondée sur l’encadrement, la discipline, la formation et l’insertion.
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