Investissement obligatoire de 25 % du chiffre d'affaires français des plateformes (Netflix, Amazon, Disney+, Spotify, Apple Music, YouTube) dans la production audiovisuelle, cinématographique et musicale française. Quota indépendant minimum, traçabilité des dépenses, sanctions administratives graduées. Outil d'irrigation de la filière création face à la captation valeur algorithmique.
Les plateformes numériques de streaming (Netflix, Amazon Prime Video, Disney+, Apple TV+, Paramount+, et désormais HBO Max) génèrent en France environ 2 Md€ de chiffre d’affaires annuel cumulé selon les estimations CNC, soit plus que l’ensemble du marché de la télévision payante traditionnelle. Cette captation de valeur s’est faite très rapidement (croissance de 800 % en 8 ans) et n’est pas accompagnée d’une contribution équivalente au financement de la production française. La directive européenne SMA (Services de Médias Audiovisuels) impose 20 % d’œuvres européennes, mais les engagements de production locale spécifiquement française restent modestes (quelques pourcents) et concentrés sur des projets internationalisés à faible ancrage culturel français.
Obligation d’investissement de 25 % du chiffre d’affaires français des plateformes (Netflix, Amazon Prime Video, Disney+, Apple TV+, Paramount+, HBO Max, YouTube Premium, Spotify, Apple Music) dans la production audiovisuelle, cinématographique et musicale française, dont au minimum la moitié dans la production indépendante (sociétés de production françaises non détenues par les plateformes ou par leurs partenaires capitalistiques).
Mécanisme opérationnel : (1) Déclaration annuelle obligatoire du CA français par chaque plateforme, vérifiée par l’ARCOM, (2) Engagement contractuel pluri-annuel de production avec liste détaillée des œuvres soutenues (titre, budget, production indépendante ou intégrée), (3) Sanctions en cas de non-respect : amendes graduées jusqu’à 5 % du CA mondial, en cohérence avec sanctions GAFAM M28.5.
Quota indépendant minimum garanti, traçabilité des dépenses (pas de comptabilité créative consistant à reclasser des productions globales en « production française » sur le simple critère d’avoir tourné quelques jours à Paris). Articulation cohérente avec la défense de l’exception culturelle (M16.4) qui légitime juridiquement la mesure au niveau européen, avec la régulation des plateformes (M28.5), avec la fiscalité numérique (M20.6, M28.3 fonds presse). Outil d’irrigation de la filière création française face à la captation de valeur algorithmique. Inspiré du modèle français de la TST/TSA et étendu à toutes les plateformes opérant en France au-dessus d’un seuil d’audience. Sans cette obligation, la production française se réduit progressivement à un appendice des stratégies mondiales des plateformes.
Investissement obligatoire de 25 % du chiffre d’affaires français des plateformes (Netflix, Amazon, Disney+, Spotify, Apple Music, YouTube) dans la production audiovisuelle, cinématographique et musicale française. Quota indépendant minimum, traçabilité des dépenses, sanctions administratives graduées. Outil d’irrigation de la filière création face à la captation valeur algorithmique.
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