Cloud souverain européen capable de rivaliser avec AWS, Azure et Google Cloud : 10 Md€ d'investissement public, alliance industrielle franco-allemande sur infrastructure et logiciels, hébergement obligatoire pour données stratégiques (santé M20.5, défense, État M1.6, OIV). Sortie de la dépendance Big Tech américaine qui fragilise simultanément souveraineté et confidentialité.
Le marché européen du cloud computing est dominé à plus de 75 % par trois acteurs américains : Amazon Web Services (32 %), Microsoft Azure (24 %), Google Cloud Platform (11 %). Cette concentration expose les entreprises, administrations et hôpitaux européens à un triple risque documenté : (1) extraterritorialité du droit américain (CLOUD Act 2018 autorise les autorités US à accéder aux données hébergées par ces fournisseurs même hors USA), (2) dépendance technologique critique (services intégrés, coûts de migration prohibitifs après quelques années), (3) capture de valeur (chiffre d’affaires européen reversé aux États-Unis, peu de jobs et de R&D restant en Europe). Les acteurs européens (OVHcloud français, Scaleway, IONOS allemand, Bleu coentreprise Capgemini-Orange-Microsoft) sont fragmentés et sous-capitalisés face aux géants américains.
Création d’un Cloud souverain européen capable de rivaliser avec AWS, Azure et Google, articulé en cinq axes : (1) Investissement industriel massif — 10 Md€ d’investissement public-privé sur 5 ans, dont 5 Md€ Fonds Souverain France volet innovation (M18.3) et 5 Md€ coordonnés au niveau européen (avec Allemagne, Pays-Bas, Italie, Espagne dans le cadre IPCEI Cloud), pour porter la consolidation des acteurs européens et leur montée en gamme technologique,
(2) Consolidation industrielle française et européenne — soutien à la consolidation OVHcloud + Scaleway + IONOS éventuellement Atos en un champion européen, capable de proposer une offre comparable à AWS sur les services IaaS et PaaS critiques, avec stratégie pluriannuelle d’investissement R&D, (3) Souveraineté juridique opposable — Cloud souverain européen non soumis aux lois extraterritoriales étrangères (Cloud Act, FISA, etc.), audit indépendant régulier de conformité, ANCOD (M6.1 cohérence directe) certifie le niveau de souveraineté.
(4) Marché public et entreprises critiques captif — toutes les données stratégiques de l’État, des administrations, des hôpitaux (cohérence M20.5 santé), des OIV (Opérateurs d’Importance Vitale cohérence M6.2) doivent être hébergées exclusivement sur cloud souverain européen à fin 2028 (calendrier opposable), avec dérogations strictement temporaires et motivées, (5) Standards techniques ouverts — interopérabilité totale (cohérence M20.3 portabilité des données), API documentées (cohérence M20.9 France API), code public ouvert quand approprié (M20.12).
Articulation cohérente avec le plan IA (M20.2 qui a besoin de cloud souverain pour les modèles français), avec la cybersécurité (M6.1 ANCOD, M6.2 OIV protection), avec la BITD numérique (M5.5). Le cloud n’est pas un service technique neutre : c’est l’infrastructure stratégique du XXIe siècle, équivalente à ce que furent les routes ou l’électricité au XXe. Sans cloud souverain, la souveraineté numérique européenne n’existe pas.
Cloud souverain européen capable de rivaliser avec AWS, Azure et Google Cloud : 10 Md€ d’investissement public, alliance industrielle franco-allemande sur infrastructure et logiciels, hébergement obligatoire pour données stratégiques (santé M20.5, défense, État M1.6, OIV). Sortie de la dépendance Big Tech américaine qui fragilise simultanément souveraineté et confidentialité.
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