Créer l'Institut national du génie côtier et écologique (INGCE), adossé aux ZES-M-R de recherche (M24.9) : jumeaux numériques du littoral français, R&D sur les remblais bas-carbone et les infrastructures bio-conçues, formation de 10 000 ingénieurs et techniciens de la mer en 15 ans. 400 M€ sur 2028-2035.
Bâtir sur la mer au niveau d’exigence de la doctrine Mer Rendue (M30.14) suppose une avance scientifique que personne ne détient encore complètement : modélisation fine de l’hydrodynamique et de la sédimentologie site par site, bétons marins bas-carbone et durables en zone de marnage (Mareterra a exigé un béton spécifique à rapport eau/ciment de 0,38 et des armatures inox), remblais alternatifs au sable marin, écoconception des habitats sous-marins artificiels, surveillance environnementale automatisée par capteurs et IA. Les Pays-Bas dominent l’hydraulique avec Deltares, le Danemark avec DHI. La France possède les briques — IFREMER, Shom, CEREMA, écoles d’ingénieurs, pôle Mer Méditerranée — mais dispersées, sans intégrateur ni programme. Le cluster océanographique des ZES-M-R créé par M24.9 fournit l’écosystème d’accueil ; il manque l’institut de mission qui transforme la recherche en capacité de construire.
Création de l’Institut national du génie côtier et écologique, articulée en quatre principes : (1) Institut de mission regroupant par convention IFREMER, Shom, CEREMA, BRGM et les laboratoires universitaires marins, implanté dans une ZES-M-R (cohérence M24.9), avec un mandat unique : rendre constructibles et écologiquement positifs les trois GSEL, puis vendre cette science au monde. (2) Jumeaux numériques littoraux — modélisation numérique continue des façades méditerranéenne et atlantique (courants, houle, sédiments, biocénoses, projections climatiques), socle de la sélection des sites GSEL, de la conception des ouvrages et du suivi Mer Rendue en temps réel ; infrastructure de calcul souveraine (cohérence PP23 cloud souverain, PP7 souveraineté numérique). (3) Programmes R&D prioritaires — remblais et granulats de substitution au sable marin (valorisation des déblais urbains et sédiments requalifiés), bétons marins bas-carbone, caissons et digues bio-conçus de troisième génération (au-delà des façades écologiques de Mareterra), énergie et autonomie des plateformes (couplage EMR cohérence M21.9), robotique sous-marine de chantier et de surveillance. (4) Formation — filière « bâtisseurs de la mer » : 10 000 ingénieurs, techniciens et scaphandriers-travaux formés en 15 ans via les lycées des métiers d’excellence (PP18), les écoles d’ingénieurs partenaires et la formation continue du BTP, garantissant que les GSEL et l’export (M23.40) s’appuient sur des compétences françaises. Budget : 400 M€ sur 2028-2035, cofinancé État, filière BTP et revenus de licences.
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