Faire des ZES-M la colonne vertébrale du déploiement français des énergies marines renouvelables

Domaine
Énergie
Mesure
M21.9
Horizon
2050

ZES-M comme support juridique et opérationnel du déploiement énergies marines : autorisation 36 mois max, réservation foncière filière, fonds de garantie 2 Md€, investissement RTE 8 Md€. Cible : 15 GW raccordés en 2050 (contre 0,5 GW aujourd'hui).

Les énergies marines renouvelables (EMR) sont identifiées par l’AIE comme l’un des principaux gisements ENR mondiaux à mobiliser pour atteindre la neutralité carbone : éolien offshore posé et flottant, énergie des vagues, énergie thermique des mers (ETM, applicable en outre-mer cohérence M25), énergie houlomotrice, marées (estuaires). La France dispose du deuxième domaine maritime mondial (10,2 millions de km², ZEE), ce qui en fait l’un des pays les mieux positionnés mondialement. Mais le déploiement reste lent : 1 GW d’éolien offshore opérationnel fin 2024, alors que le Royaume-Uni en a déjà 14 GW. Sans accélération structurée, la France passe à côté d’un avantage comparatif majeur, à la fois énergétique, industriel, et stratégique.

Doctrine ZES-M comme colonne vertébrale du déploiement français des énergies marines renouvelables, articulée en six principes : (1) Cadre juridique unifié ZES-M — toutes les EMR offshore d’envergure sont implantées dans des zones ZES-M délimitées par décret, avec procédure d’instruction accélérée (12-18 mois maximum opposable, vs 5-7 ans aujourd’hui), périmètre mixte obligatoire (EMR + ports + recherche + filière industrielle, cohérence S16 doctrine), (2) Objectifs chiffrés à 2035 — 30 GW d’éolien offshore (posé + flottant), 500 MW d’énergie des vagues et courants de marée démonstrateurs industrialisés, 2 GW d’ETM en outre-mer (M25).

(3) Filière industrielle complète française — fabricants français de turbines (Siemens-Gamesa à Le Havre déjà implanté, à développer), fondations flottantes (chantiers navals français), câbles sous-marins (cohérence M20.15 souveraineté câbles sous-marins, Nexans français leader), pose et maintenance (cohérence BITD M5.5 dual-use et marine M5.7 Marine nationale dispose d’expertise pose câbles), (4) Recherche-développement renforcée — IFREMER, France Énergies Marines (Brest), partenariats universitaires, programme dédié dans le plan recherche 3 % PIB (M24) avec budget 500 M€/10 ans spécifique EMR.

(5) Coordination maritime avec autres usages — articulation avec la pêche professionnelle (cohérence M22 souveraineté alimentaire), la défense maritime (M5.7 Marine), la biodiversité marine, (6) Articulation outre-mer (M25) — ETM Antilles et Pacifique, éolien offshore Mayotte et Réunion, démonstrateurs Guyane. Articulation cohérente avec ZES-M doctrine (S16), avec les ZES-M atlantiques (M21.8), avec la Lex Koller française (M14.13) qui protège le foncier littoral, avec Bpifrance (M19.7) qui finance les PME de la filière. Les EMR sont l’un des chantiers industriels stratégiques de l’Europe du XXIe siècle, et la France a tous les atouts géographiques pour y prendre une place dominante.

ZES-M comme support juridique et opérationnel du déploiement énergies marines : autorisation 36 mois max, réservation foncière filière, fonds de garantie 2 Md€, investissement RTE 8 Md€. Cible : 15 GW raccordés en 2050 (contre 0,5 GW aujourd’hui).

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