Porter l’effort national de recherche et développement, public et privé, à 3 % du PIB, avec une recherche publique portée à 1 % du PIB, par une loi de programmation actualisée dotée d’annuités opposables, une revalorisation des carrières scientifiques et la stabilité des financements de base des laboratoires.
L’investissement français dans la recherche publique est documenté comme structurellement insuffisant : selon les chiffres OCDE et MESR 2024, la France consacre environ 2,2 % de son PIB à la R&D totale (publique + privée), contre 3,1 % en Allemagne, 3,4 % aux États-Unis, 4,9 % en Corée du Sud, 3,3 % au Japon, 4,8 % en Israël. La part publique française s’établit autour de 0,8 % du PIB, en dessous de l’objectif européen de Lisbonne 2000 fixé à 1 % public + 2 % privé pour atteindre 3 % cumulés. Ce sous-investissement chronique a des conséquences documentées : retard dans certains secteurs émergents (IA cohérence M20.2 et M20.4, biotech, quantique, deep tech), fuite des cerveaux français vers acteurs américains et asiatiques (cohérence M20.4 fuite vers GAFAM), perte de capacité d’innovation et de souveraineté technologique. Sans investissement massif, la France perd le train du XXIe siècle.
Coût et financement. Plusieurs milliards d’euros supplémentaires par an pour la part publique, programmés sur la décennie, et incitations à la recherche privée par le crédit d’impôt recherche recentré et le Fonds souverain (M24.6).
Calendrier. Loi de programmation actualisée en 2027, recherche publique à 1 % du PIB en 2030, effort total de 3 % visé en 2032, bilan annuel devant le Parlement.
Garde-fous. Annuités sanctuarisées contre les gels budgétaires. Part des financements récurrents des laboratoires rétablie face aux seuls appels à projets. Évaluation du crédit d’impôt recherche sur son effet réel.
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