Recentrer la fonction présidentielle sur son mandat constitutionnel : arbitrage stratégique, garantie des institutions, diplomatie et défense. Les interventions présidentielles dans la communication politique quotidienne sont limitées (4 à 6 allocutions de fond par an), la conduite opérationnelle revenant au Premier ministre.
La pratique présidentielle française s’est progressivement transformée en hyper-présidence : intervention quasi quotidienne sur tous les sujets, communication permanente, arbitrages publics sur des dossiers techniques de niveau ministériel ou opérationnel. Cette dérive — qui n’est pas dans la lettre de la Constitution de 1958 mais s’est construite dans la pratique depuis Sarkozy — a deux conséquences. D’une part, elle dilue la fonction présidentielle (arbitrage stratégique, garant des institutions, conduite diplomatique et militaire) dans une gestion opérationnelle qui devrait revenir au Premier ministre et aux ministres. D’autre part, elle expose le président à toutes les usures de l’actualité quotidienne, fragilisant le « réservoir d’autorité » de l’institution pour les moments où il est vraiment nécessaire.
Recentrer la fonction présidentielle sur son mandat constitutionnel originel : arbitrage stratégique (réformes structurelles), garant des institutions (saisines du Conseil constitutionnel, dissolution motivée, recours à l’article 16), conduite des affaires diplomatiques et militaires. Limitation explicite et publique des interventions présidentielles sur le terrain de la communication politique quotidienne : interventions présidentielles télévisées limitées à 4-6 par an (allocutions de fond), participation aux Conseils européens, conférences de presse semestrielles substantielles.
Délégation opérationnelle effective au Premier ministre, qui devient le visage de l’action gouvernementale au quotidien (M1.1 contrat de gouvernement signé par lui), aux ministres pour leurs portefeuilles, et aux préfets pour les déclinaisons territoriales. La pratique est inscrite en charte de gouvernement publique, pas en révision constitutionnelle (cadre M1.4 maintenu). Articulation avec la stabilité institutionnelle (M1.4) et la réduction du nombre de ministères (M1.3) : c’est l’ensemble qui produit un État efficace. Restaurer l’autorité présidentielle, c’est l’économiser pour les moments cruciaux et ne pas la dilapider dans le bruit médiatique permanent.
Recentrer la fonction présidentielle sur son mandat constitutionnel : arbitrage stratégique, garantie des institutions, diplomatie et défense. Les interventions présidentielles dans la communication politique quotidienne sont limitées (4 à 6 allocutions de fond par an), la conduite opérationnelle revenant au Premier ministre.
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