Capitaliser sur l’héritage des Jeux de Paris 2024 et la préparation des Jeux d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises, par une stratégie pluriannuelle d’accueil de grands événements sportifs choisis selon leur coût et leur héritage, une diplomatie sportive articulée avec la francophonie, et la valorisation durable des équipements olympiques.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont démontré la capacité française à organiser un événement sportif planétaire de premier rang : qualité de la cérémonie d’ouverture sur la Seine, performances tricolores remarquables, sécurité maîtrisée malgré un contexte sensible, retombées touristiques et économiques substantielles. Mais cette réussite ponctuelle ne s’est pas traduite en stratégie événementielle pérenne. La France post-2024 risque de retomber dans le rythme des candidatures sporadiques sans plan stratégique d’ensemble. Or l’événementiel sportif est un levier documenté de soft power, de retombées économiques et touristiques, de fierté collective, et d’investissement durable dans les équipements sportifs (M17.2). Plusieurs pays (Royaume-Uni post-2012, Espagne, Australie) ont structuré stratégiquement leur héritage olympique avec des résultats notables.
Coût et financement. Candidatures sélectionnées selon un bilan coût-héritage public, avec priorité aux équipements existants et au financement privé. Coût des Jeux de 2030 encadré par une maîtrise des dépenses publiques contrôlée par la Cour des comptes.
Calendrier. Stratégie événementielle pluriannuelle adoptée en 2027, Jeux d’hiver de 2030, décision sur d’éventuelles candidatures ultérieures à l’horizon 2040 après évaluation de 2030.
Garde-fous. Aucune candidature sans évaluation indépendante et publique des coûts et de l’héritage. Équipements nouveaux limités à ceux qui ont un usage durable. Évaluation environnementale, notamment pour les sports d’hiver face au réchauffement.
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