Plan national de guerre au narcotrafic, méthodique et sur tous les fronts : démantèlement des réseaux par une Brigade Nationale Anti-Trafics de 5 000 agents, saisie systématique des avoirs criminels (immobilier, comptes, véhicules, cryptomonnaies), et reconquête des points de deal au pied des immeubles. Frapper la racine financière des réseaux comme leurs extrémités de rue, en lien avec les tribunaux spécialisés (M3.3) et Tracfin.
Les trafics de drogue, de traite humaine, de blanchiment et de cybercriminalité organisée représentent en France un chiffre d’affaires criminel estimé à 5-7 Md€/an pour la seule drogue selon les services douaniers, plusieurs Md€ pour le blanchiment, plusieurs centaines de M€ pour la traite humaine et la cybercriminalité de masse. Ces trafics structurent durablement certains quartiers (économie parallèle dominante dans certains points de deal jusqu’au million d’euros mensuel), corrompent une fraction d’agents publics (cas documentés dans la police, la justice, l’administration pénitentiaire), et alimentent les violences urbaines (règlements de compte sur fond de trafic en augmentation continue). Les services qui les combattent (OFAST, JIRS, OCRGDF, OCLCO) sont fragmentés et sous-dimensionnés par rapport à l’enjeu : moins de 3 000 enquêteurs spécialisés tous services confondus.
Plan national de guerre au narcotrafic, conduit de manière méthodique et simultanée sur trois fronts : la racine financière des réseaux, leur architecture criminelle, et leur emprise territoriale au pied des immeubles. La priorité stratégique est de tarir les ressources avant de multiplier les seules interpellations, sans abandonner la reconquête de l’espace public aux mains des trafiquants.
Création d’une Brigade Nationale Anti-Trafics (BNAT), entité unifiée de 5 000 agents dédiés au démantèlement des réseaux de drogue, traite humaine, blanchiment et cybercriminalité organisée. Consolidation des structures existantes (OFAST, OCRGDF, OCLCO, partie de la PJ) sous une chaîne de commandement unique au ministère de l’Intérieur. Recrutement mixte : policiers, gendarmes, douaniers, analystes financiers, experts cyber (en lien avec l’ANCOD M6.1). Pouvoir étendu de saisie des avoirs criminels modernisé : immobilier issu du crime saisi systématiquement, comptes gelés sur réquisition simple, véhicules confisqués, cryptomonnaies saisies par procédure spécialisée (doctrine éprouvée chez plusieurs partenaires européens, à industrialiser en France). Coopération internationale renforcée : Eurojust, Europol, accords bilatéraux musclés avec pays sources et de transit (Maroc — cohérence M23.39, Pays-Bas pour la cocaïne, Albanie pour les filières des Balkans). Adossement aux tribunaux spécialisés crime économique et cybercriminalité (M3.3), articulation avec Tracfin pour le blanchiment. Sans saisie massive des avoirs, les arrestations sont compensées en quelques jours par la reconstitution des réseaux, avec saisie, les ressources qui financent l’expansion sont taries.
Volet territorial — reconquête des points de deal et sécurisation durable des quartiers : démantèlement des points de deal par opérations coordonnées et présence tenue dans la durée (police de proximité M4.3, continuum de sécurité M4.13), afin que la reconquête policière ne soit pas suivie d’un retour immédiat des réseaux. La guerre au narcotrafic se gagne quand l’action judiciaire et financière nationale rencontre une présence de terrain qui interdit la réoccupation de l’espace public.
Brigade Nationale Anti-Trafics : 5 000 agents dédiés au démantèlement des réseaux de drogue, traite humaine, blanchiment, avec pouvoir étendu de saisie des avoirs criminels (immobilier, comptes, véhicules, cryptomonnaies). Adossement aux tribunaux spécialisés (M3.3) et à Tracfin. Frapper les réseaux à la racine financière, pas seulement aux extrémités du trafic.
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