Filière française de cybersécurité : 50 000 professionnels formés par an d'ici 2030, certifications nationales reconnues à l'échelle européenne, écoles dédiées dans chaque région, alternance massive. Adossement industriel pour fixer les talents en France et éviter la fuite vers les Big Tech américaines. Pilier de la souveraineté technologique.
La France forme aujourd’hui environ 8 000 professionnels qualifiés en cybersécurité par an, tous niveaux confondus (BTS, BUT, licence professionnelle, master, école d’ingénieur, formation continue), alors que le déficit identifié par les opérateurs économiques est estimé à 30 000 postes ouverts non pourvus en permanence. Cette pénurie a deux conséquences : un effet inflationniste sur les salaires qui rend les talents inaccessibles pour les administrations et les PME, et une fuite des compétences vers les Big Tech américaines qui rémunèrent au-delà de toute capacité française. Sans filière dimensionnée à la hauteur de l’enjeu, l’ensemble du paquet cyber (M6.1 à M6.8) butera sur l’absence de main-d’œuvre qualifiée disponible sur le sol national.
Lancement d’une filière française de cybersécurité dimensionnée à 50 000 professionnels formés par an d’ici 2030, soit le sextuplement de la capacité actuelle. Quatre leviers articulés : (1) Écoles dédiées dans chaque région — réseau de 20 écoles nationales de cybersécurité maillant le territoire, avec alternance massive (50 % des promotions), classes préparatoires intégrées, partenariats opérateurs, (2) Certifications nationales reconnues à l’échelle européenne — référentiel ANSSI étendu, équivalences ENISA pour mobilité européenne, certification continue (cyber évolue trop vite pour une qualification figée).
(3) Adossement industriel pour fixer les talents en France — partenariats stratégiques avec opérateurs OIV (Engie, EDF, Orange, SNCF, hôpitaux régionaux), avec entreprises cyber (Atos, Capgemini, Thales, OVHCloud, Almond, Stormshield), avec ANCOD (M6.1) pour stages opérationnels, (4) Visa talent cyber (extension M7.2) pour attirer les profils internationaux complémentaires (chercheurs cryptographie, experts CSRT, ingénieurs IA appliquée à la cyber). Cohérence avec l’ENEA (M1.10) pour la haute fonction publique cyber et avec FRANCE TALENTS (M1.12) pour l’identification précoce des hauts profils. Coût budgétaire estimé 1,2 Md€ sur 5 ans, financé par le quadruplement du budget cyber (M6.2). Pilier de la souveraineté technologique — sans main-d’œuvre, pas de souveraineté.
Filière française de cybersécurité : 50 000 professionnels formés par an d’ici 2030, certifications nationales reconnues à l’échelle européenne, écoles dédiées dans chaque région, alternance massive. Adossement industriel pour fixer les talents en France et éviter la fuite vers les Big Tech américaines. Pilier de la souveraineté technologique.
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