Plan national de prévention : dépistages gratuits systématiques (cancers, cardio-vasculaire, mental, dentaire, ophtalmologique) à âges clés, programme alimentation saine en cantine scolaire et collective, prescription d'activité physique remboursée (M17.3). Prévenir coûte structurellement moins cher que soigner : il manque encore à la France une véritable culture de prévention.
Le système de santé français reste majoritairement curatif et insuffisamment préventif, alors que la prévention est documentée comme l’un des investissements sanitaires les plus rentables : un euro investi en prévention sanitaire (vaccination, dépistage précoce, hygiène de vie, sport-santé) produit selon l’OCDE 3 à 7 euros d’économies de coûts curatifs ultérieurs. La France consacre environ 2 % de son budget santé à la prévention (Santé publique France, ARS), contre 4-6 % en Allemagne, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni. Les dépistages systématiques sont insuffisamment proposés (cancer colorectal, cancer du col, cancer du sein selon âge, hypertension, diabète type 2, troubles de la vision et de l’audition). L’alimentation et l’activité physique sont insuffisamment intégrées au parcours de soins.
Plan national de prévention sanitaire articulé en cinq axes opérationnels : (1) Dépistages gratuits systématiques selon l’âge — programme national élargi (cancer colorectal à 50 ans, mammographie à 50 ans, frottis à 25 ans, dépistage diabète à 40 ans, bilans cardiovasculaires à 50 ans, dépistages auditifs et visuels à 60 ans), avec convocation automatique par l’Assurance maladie et taux de couverture cible 80 % (vs 40-60 % aujourd’hui selon les cancers).
(2) Alimentation saine intégrée au parcours de soins — orientation systématique vers nutritionniste remboursé en cas de facteurs de risque (obésité, prédiabète, hypertension), articulation avec le Nutri-score obligatoire (M29.8), prescriptions alimentaires opposables remboursées (cohérence M22.5 commerce extérieur agroalimentaire de qualité, M22.6 souveraineté alimentaire), (3) Activité physique sur prescription — sport-santé prescriptible par tout médecin avec remboursement crédit d’impôt sport-santé (M17.3 cohérence directe), prescription en cas de facteurs de risque ou en post-intervention (cancer rémission, infarctus, opération orthopédique).
(4) Vaccinations généralisées — campagnes massives pour les vaccinations obligatoires et recommandées (papillomavirus pour adolescents, méningocoque, grippe seniors, COVID actualisé), levée des tabous résiduels par communication factuelle, (5) Santé mentale en prévention — détection précoce des troubles anxio-dépressifs en médecine générale (M11.6), Premiers Secours en Santé Mentale (M11.11) à l’école. Articulation cohérente avec le plan addictions (M29.2), avec la médecine du travail (M15.4), avec le sport-santé (M17). Préférer prévenir que guérir n’est pas un slogan : c’est le calcul économique le plus rentable et l’engagement éthique le plus juste.
Plan national de prévention : dépistages gratuits systématiques (cancers, cardio-vasculaire, mental, dentaire, ophtalmologique) à âges clés, programme alimentation saine en cantine scolaire et collective, prescription d’activité physique remboursée (M17.3). Prévenir coûte structurellement moins cher que soigner : il manque encore à la France une véritable culture de prévention.
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