La grande majorité des Français veut vieillir chez soi. Encore faut-il une aide à domicile fiable, présente et bien rémunérée. Nous structurons les services d'autonomie à domicile, instaurons un tarif national plancher et adossons l'attractivité du métier à la doctrine SAP+, pour combler les 200 000 postes aujourd'hui non pourvus.
Près de neuf seniors sur dix souhaitent rester à domicile. La DREES confirme que le maintien à domicile sera la principale réponse au vieillissement : sans création de places en EHPAD, le nombre de personnes âgées aidées à domicile augmenterait de plus de 60 % d’ici 2050. Mais le secteur de l’aide à domicile est en crise profonde : environ 200 000 postes ne sont pas pourvus, les salariées (très majoritairement des femmes) sont payées au SMIC ou à peine au-dessus, en temps partiel subi, avec des journées hachées et des kilomètres non indemnisés.
Les services d’autonomie à domicile (issus de la fusion SAAD-SSIAD) sont éclatés, sous-financés et inégalement répartis. Le crédit d’impôt service à la personne abaisse le coût pour le ménage mais ne change rien à la rémunération réelle du travailleur : il solvabilise la demande, pas le métier.
Faire du virage domiciliaire une priorité nationale, en structurant l’offre et en solvabilisant enfin le métier.
1. Une offre structurée et accessible. Consolidation des services autonomie à domicile par bassin de vie, coordination avec les soins (médecins, infirmiers, télémédecine M11.3), adaptation du logement (aides à l’aménagement, domotique d’autonomie) et déploiement de solutions de répit pour les aidants (M33.7).
2. Un tarif national plancher. Tarif de référence opposable pour l’heure d’aide à domicile financée par l’APA, mettant fin au moins-disant qui asphyxie les services et précarise les salariées, avec prise en charge des temps de trajet.
3. Un métier enfin rémunéré, via SAP+. L’aide à domicile est le terrain d’application prioritaire de la doctrine SAP+ (Service Abondé par la Communauté) : une rémunération nette à un niveau professionnel, la collectivité abondant la part que le ménage ne peut assumer, parce que le service rendu est d’utilité publique massive. C’est le levier pour combler les 200 000 postes vacants et faire de ce métier un choix d’avenir. Articulé avec la revalorisation des soignants (M11.4) et le plan métiers du grand âge (M33.8).
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