Porter le budget défense à 3% du PIB d’ici 2028 et maintenir cet effort sur toute la durée du programme

Domaine
Défense
Mesure
M5.1
Horizon
2030

Budget défense porté à 3 % du PIB d'ici 2028 (contre 2 % aujourd'hui) et maintenu sur toute la durée du programme : remontée capacitaire des trois armées, stocks de munitions reconstitués, équipements de nouvelle génération financés sans glissement. Trajectoire votée en loi de programmation militaire pluriannuelle opposable.

L’effort de défense français représente environ 2 % du PIB en 2026, conformément à l’engagement OTAN de 2014. Cet effort est en réalité minimal au regard du contexte stratégique : la Russie reste une menace continentale active malgré l’usure de sa guerre en Ukraine, la Chine projette ses capacités militaires y compris en Indo-Pacifique où la France a des intérêts ultramarins (M25.6), les États-Unis sous la présidence Trump 2.0 conditionnent leur engagement OTAN à un partage du fardeau plus exigeant. La Pologne investit déjà 4,7 % de son PIB dans sa défense, l’Allemagne a annoncé une trajectoire à 3 % à horizon 2028, le Royaume-Uni vise 2,5 % puis 3 %. La France, qui dispose d’une dissuasion nucléaire et de la troisième zone économique exclusive mondiale à protéger, ne peut se contenter du seuil OTAN sans déclasser ses capacités.

Budget défense porté à 3 % du PIB d’ici 2028, soit une trajectoire d’environ +1 point de PIB sur 2 ans (environ +25 Md€/an à terme), et maintenu sur toute la durée du programme. Cible inscrite en loi de programmation militaire pluriannuelle opposable, votée dans les 12 premiers mois du mandat avec engagement des successeurs gouvernementaux par seuil constitutionnel équivalent à celui des finances publiques (M2.6).

Affectations prioritaires de l’effort budgétaire : (1) remontée capacitaire des trois armées — équipements modernes (Rafale F4, frégates FDI, NH90, satellites Syracuse 4, drones MALE), (2) reconstitution des stocks de munitions — durement éprouvés par les transferts à l’Ukraine, doctrine cible de 60 jours d’autonomie haute intensité, (3) modernisation des infrastructures (BSL, ports militaires, bases aériennes), (4) renforcement BITD (M5.5), (5) Fonds Souverain de Défense pour innovation rupture (M5.6), (6) dissuasion nucléaire (M5.2). Financement par redéploiement (M2.1) et par effort budgétaire dédié, sans création de taxe spécifique. Articulation avec la défense européenne intégrée (M5.3) qui démultiplie l’effort par coopération franco-allemande. Cette trajectoire restaure les capacités opérationnelles érodées et finance l’innovation nécessaire à la guerre du XXIe siècle.

Budget défense porté à 3 % du PIB d’ici 2028 (contre 2 % aujourd’hui) et maintenu sur toute la durée du programme : remontée capacitaire des trois armées, stocks de munitions reconstitués, équipements de nouvelle génération financés sans glissement. Trajectoire votée en loi de programmation militaire pluriannuelle opposable.

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