Investir massivement dans les universités et lycées d’excellence outre-mer pour stopper l’exode des jeunes

Pilier
France Monde
Domaine
Outre-mer
Mesure
M25.5
Horizon
2030

Investissement massif dans les universités et lycées d'excellence Outre-mer : 1 Md€ sur 10 ans pour campus modernisés, classes préparatoires, écoles d'ingénieur et de commerce régionales, bourses de mobilité hexagonale et internationale. Objectif : stopper l'exode des bacheliers et bâtir une formation supérieure qui retient les talents au pays.

L’exode des jeunes ultramarins vers la métropole pour études et premières expériences professionnelles est documenté comme l’un des principaux facteurs de décrochage économique et démographique des territoires d’outre-mer : selon les chiffres ministériels et INSEE, environ 60 % des bacheliers ultramarins quittent leur territoire pour études supérieures, dont seulement 20-30 % reviennent ensuite y exercer leur métier. Cette « fuite des cerveaux ultramarins » résulte de plusieurs facteurs : offre universitaire locale historiquement limitée (Université des Antilles, Université de la Réunion, Université de Guyane, Université de la Polynésie française, Université de la Nouvelle-Calédonie avec capacités inégales), pénurie de filières d’excellence dans certaines disciplines (médecine en partie, ingénieries spécialisées, certains masters professionnels), perception de moindre qualité de la formation locale (parfois injustifiée mais persistante), absence d’écosystèmes professionnels structurants à leur retour.

Investissement massif dans les universités et lycées d’excellence outre-mer pour stopper l’exode et structurer l’avenir, articulé en six axes opérationnels : (1) Université des Outre-mer en réseau (cohérence M25.12 directe) — pôle de recherche transversal labellisant l’ensemble des universités ultramarines (UAG Université des Antilles et de la Guyane, UR Université de la Réunion, UPF Université de la Polynésie française, UNC Université de la Nouvelle-Calédonie), avec capacité de masters spécialisés communs en cohérence M24 plan recherche 3 % PIB, capacité doctorale renforcée, partenariats internationaux structurants,

(2) Filières d’excellence stratégiques outre-mer — pour chaque territoire ultramarin, identification d’au moins 3 filières d’excellence spécifiques selon atouts géographiques et économiques : Antilles (médecine tropicale, biologie marine et biodiversité cohérence M25.11, énergies renouvelables tropicales), Guyane (spatial cohérence M24.3 et M26.25 CSG, écologie tropicale amazonienne, médecine tropicale, climatologie tropicale), Réunion (biotechnologies, environnement tropical et climat, énergies renouvelables ETM), Polynésie (océanographie cohérence M24.9, biotechnologie marine, archéologie océanienne, culture polynésienne), Nouvelle-Calédonie (mines et matériaux durables, biotechnologie marine, anthropologie océanienne),

(3) Lycées d’excellence ultramarins (cohérence M12.4 directe et M25 spécifiquement adapté) — un lycée d’excellence par grand territoire, filière préparatoires sciences-classes prépas, formation aux concours médicaux et grandes écoles (sortie de la situation actuelle où les bacheliers ultramarins doivent partir en métropole pour prépas), partenariats avec grandes écoles métropolitaines (Polytechnique, École Normale Supérieure, Centrale, HEC, Sciences Po, etc.) pour préparation et accès renforcé.

(4) Investissement et budget — 1,5 Md€ d’investissement sur 10 ans dédié aux universités et lycées d’excellence ultramarins (équipements, recrutement enseignants-chercheurs renforcé, vie étudiante, logement étudiant cohérence M14 logement), financé par Fonds Souverain France volet patrimonial (cohérence M18.3), (5) Recrutement et bourses — Programme spécifique « Talents Outre-mer » avec bourses majorées pour étudiants ultramarins choisissant filière d’excellence locale, retour facilité à l’emploi qualifié dans le territoire d’origine (cohérence M26.30 filière emplois outre-mer TAAS, M1.12 FRANCE TALENTS étendu).

(6) Mobilité métropole-outre-mer encouragée — programmes d’échanges étudiants et enseignants-chercheurs entre métropole et outre-mer, accueil de chercheurs métropolitains et internationaux dans les universités ultramarines (cohérence M24.5 visa recherche attractif, M7.2 visa talent), valorisation des stages dans les laboratoires ultramarins. Articulation cohérente avec le plan de rattrapage (M25.1), avec les ZES ultramarines (M25.2 — filières alignées), avec l’Université des Outre-mer en réseau (M25.12 directe), avec le plan recherche 3 % PIB (M24), avec les filières d’excellence éducative (M12.4), avec FRANCE TALENTS (M1.12), avec la TAAS outre-mer (M26.30 filière emplois). L’investissement éducatif outre-mer est l’une des transformations les plus structurellement durables — c’est l’investissement dans les générations qui construiront l’outre-mer du XXIe siècle.

Investissement massif dans les universités et lycées d’excellence Outre-mer : 1 Md€ sur 10 ans pour campus modernisés, classes préparatoires, écoles d’ingénieur et de commerce régionales, bourses de mobilité hexagonale et internationale. Objectif : stopper l’exode des bacheliers et bâtir une formation supérieure qui retient les talents au pays.

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