Revalorisation immédiate de 20 % du salaire des enseignants en début de carrière dès la première année du mandat, financée par redéploiement de la dépense éducation hors classe (sièges administratifs surdimensionnés, organismes redondants). Conditionnée à une refonte du temps de service et à une montée en charge progressive. Restaurer l'attractivité d'une profession qui ne recrute plus.
L’attractivité du métier d’enseignant en France est en crise profonde. Les concours de recrutement (CRPE pour le primaire, CAPES et agrégation pour le secondaire) ne parviennent plus à pourvoir tous les postes : en 2024, environ 4 000 postes sont restés vacants au CRPE, plus de 1 000 au CAPES dans certaines disciplines critiques (mathématiques, lettres classiques, allemand, technologie). Les démissions précoces (dans les 5 premières années) ont triplé en 15 ans. La cause centrale documentée est le décrochage salarial cumulé sur 25 ans : un enseignant français gagne en début de carrière environ 30 % de moins que ses homologues allemands, néerlandais, britanniques pour le même niveau de qualification. À cela s’ajoutent des conditions de travail dégradées, mais le levier salarial est documenté comme le plus structurant.
Revalorisation immédiate de 20 % du salaire des enseignants en début de carrière, dès la première année du mandat. Cette hausse cible prioritairement les 10 premières années de carrière (où le décrochage est le plus fort et où l’attractivité du recrutement se joue), avec un effet décroissant progressif jusqu’à la fin de carrière (où l’écart est moins critique). Financement par redéploiement de la dépense éducation hors classe : sièges administratifs surdimensionnés (économies estimées par la Cour des comptes 800 M€-1 Md€/an), organismes redondants (Conseil supérieur de l’éducation, INSPÉ multiples qui pourraient être rationalisés), structures intermédiaires (rectorats sur-dotés en personnel administratif).
Conditionnée à une refonte parallèle du temps de service — pas une réduction (le temps de travail effectif des enseignants français est déjà parmi les plus bas en Europe en heures devant élèves), mais une meilleure répartition entre heures de cours, heures de préparation, heures de coordination pédagogique, présence dans l’établissement. Montée en charge progressive selon le calendrier budgétaire et la capacité de financement.
Articulation avec le rétablissement de l’autorité scolaire (M12.2) qui améliore les conditions de travail, avec la formation initiale et continue (M1.10 ENEA étendue, qui couvre aussi les corps d’inspection), avec le crédit formation universel (M12.7) qui permet aux enseignants en place de se reformer. Restaurer l’attractivité d’une profession qui ne recrute plus, c’est la condition matérielle d’un système éducatif performant. Sans enseignants en nombre et en qualité, toute autre réforme est cosmétique.
Revalorisation immédiate de 20 % du salaire des enseignants en début de carrière dès la première année du mandat, financée par redéploiement de la dépense éducation hors classe (sièges administratifs surdimensionnés, organismes redondants). Conditionnée à une refonte du temps de service et à une montée en charge progressive. Restaurer l’attractivité d’une profession qui ne recrute plus.
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