Proposer à chaque actif, tous les cinq ans, un bilan de compétences gratuit réalisé par un opérateur indépendant de l’employeur, analysant ses compétences, les risques d’obsolescence de son métier et les perspectives d’évolution, et débouchant sur une orientation vers la formation, la reconversion ou l’évolution interne.
Les transitions professionnelles deviennent la norme et non plus l’exception : un Français qui entre sur le marché du travail aujourd’hui changera en moyenne 8 à 12 fois d’emploi au cours de sa carrière, et plusieurs fois de métier complet selon les études INSEE et France Stratégie. Pourtant, le système français reste largement structuré autour du parcours linéaire (formation initiale → emploi unique → retraite). Le compte personnel de formation (CPF) existe depuis 2014, mais son utilisation effective reste limitée : moins de 20 % des actifs l’utilisent, et la majorité des usages se concentrent sur des formations courtes peu transformatives (permis de conduire, anglais standard). Sans dispositif systématique d’anticipation des mutations technologiques et économiques, les salariés découvrent la nécessité de se reconvertir trop tard, dans l’urgence, et souvent sans accompagnement adéquat.
Coût et financement. Financement par le compte personnel de formation abondé et par France Compétences, avec des opérateurs agréés et contrôlés, dont le coût est plafonné.
Calendrier. Cahier des charges et agrément des opérateurs en 2027, premières invitations aux actifs les plus exposés aux transformations de leur métier en 2028, généralisation en 2030.
Garde-fous. Bilan proposé, jamais imposé, et résultats confidentiels, non transmis à l’employeur sans accord. Opérateurs indépendants de l’employeur. Contrôle de la qualité pour éviter les dérives observées sur certaines formations financées par le compte personnel de formation.
Commentaires et débats
Connectez-vous pour commenter.
Soyez le premier à ouvrir un débat, à contribuer et à commenter.