Créer le dispositif « Dernier kilomètre emploi » : toute personne au chômage depuis plus de 24 mois se voit proposer un emploi adapté à son profil dans un délai maximum de 3 mois, via une garantie opposable de France Travail et une diversité de dispositifs mobilisés (entreprises à but d'emploi, modèle TZCLD étendu).
Le chômage de très longue durée (24 mois et plus) concerne en France environ 800 000 personnes, parmi lesquelles une part importante a perdu progressivement contact avec le marché du travail : compétences obsolètes, perte de réseau professionnel, dégradation psychologique liée à l’inactivité forcée (cohérence M11.6 santé mentale), parfois précarité matérielle accumulée. Les dispositifs existants (Pôle Emploi devenu France Travail, accompagnement renforcé, IAE — Insertion par l’Activité Économique) sont utiles mais insuffisants pour résoudre les situations les plus enkystées. Plusieurs expérimentations territoriales (Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée — TZCLD lancées en 2017, 60 territoires aujourd’hui) ont démontré qu’il est possible de proposer un emploi à toute personne durablement éloignée du marché du travail, à coût budgétaire raisonnable et avec résultats sociaux et humains documentés.
Création du dispositif « Dernier kilomètre emploi » : toute personne au chômage depuis plus de 24 mois se voit proposer un emploi adapté à son profil, articulé en cinq principes opérationnels : (1) Garantie opposable — France Travail (ex-Pôle Emploi) a obligation de proposer un emploi concret à toute personne dépassant le seuil 24 mois de chômage continu, dans un délai maximum de 3 mois après franchissement du seuil, (2) Diversité des dispositifs mobilisés — Entreprises à But d’Emploi (EBE) du modèle TZCLD étendu, Insertion par l’Activité Économique (IAE) renforcée, emplois aidés ciblés dans les secteurs en tension (BTP cohérence M14.2 choc d’offre logement, services à la personne cohérence M13 famille, aide aux gardiennages M14.8, agriculture saisonnière cohérence M22 et M7.8).
(3) Adaptation aux compétences — bilan préalable avec France Travail et opérateurs partenaires, formation accélérée selon besoin (cohérence M12.7 crédit formation universel mobilisable), accompagnement social parallèle (logement cohérence M14, santé mentale cohérence M11.6, parentalité cohérence M13.6), (4) Rémunération décente — au minimum SMIC majoré (en cohérence avec la rétribution sociale d’un travail effectif), couverture sociale complète intégrale, droits à formation acquis.
(5) Financement par redéploiement — utilisation des coûts évités sur le RSA et l’allocation chômage prolongée, complément budgétaire dédié, valorisation des recettes fiscales et sociales générées par l’activité productive nouvelle. Articulation cohérente avec le plan réindustrialisation (M18.1 qui crée des emplois industriels), avec les ZES (M18.2 qui peuvent accueillir prioritairement les profils éloignés de l’emploi), avec le statut petits jobs (M10.8), avec le statut Travailleur essentiel pour métiers en tension (M7.8). Personne n’est inemployable. Le dernier kilomètre emploi est un engagement structurel de la République envers ses citoyens en difficulté durable — c’est une question de cohésion sociale et de dignité humaine.
Créer le dispositif « Dernier kilomètre emploi » : toute personne au chômage depuis plus de 24 mois se voit proposer un emploi adapté à son profil dans un délai maximum de 3 mois, via une garantie opposable de France Travail et une diversité de dispositifs mobilisés (entreprises à but d’emploi, modèle TZCLD étendu).
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