Lancer une Académie de l'IA agentique pour former massivement les agents publics à piloter, superviser et contrôler les agents IA. Doctrine explicite : montée en compétence et redéploiement, jamais licenciement sec. L'agent public ne disparaît pas — il devient le superviseur souverain de la machine, libéré de la masse documentaire.
Au Royaume-Uni, la suite Humphrey fait gagner du temps aux fonctionnaires mais suppose des agents capables de l’utiliser et d’en juger les résultats. Les Émirats annoncent former 80 000 agents en présentant le gain comme l’équivalent de 800 000 — un récit de substitution qui, transposé tel quel en France, serait lu par les organisations syndicales et une partie de la gauche comme un plan de suppression de postes déguisé. L’expérimentation Albert n’a, elle, acculturé qu’une soixantaine de conseillers : à l’échelle de 5,7 millions d’agents, la montée en compétence est le véritable goulot d’étranglement.
Créer une Académie de l’IA agentique des agents publics, articulée à l’École Nationale d’Excellence Administrative (M1.10), pour former en masse les agents non pas à être remplacés, mais à piloter et superviser les agents IA : rédaction et contrôle des consignes, lecture et calibration du seuil de certitude, déontologie, détection d’erreur et d’hallucination, reprise de la main.
La doctrine est posée sans ambiguïté : redéploiement et montée en compétence, pas de licenciement sec — ce qui est de toute façon le statut de la fonction publique. Un métier nouveau émerge, celui de superviseur d’agents publics, valorisé dans les parcours et les rémunérations, sans jamais reprendre le cadrage émirati d’un équivalent en postes supprimés. La gestion est paritaire, associant les organisations représentatives des agents. C’est la réponse directe à la peur du remplacement : l’humain monte d’un cran, de l’exécution vers la supervision souveraine.
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