La France a un des plus faibles taux d'emploi des 60-64 ans en Europe (~36 % contre 65 % en Suède, 70 % en Allemagne). Sortir de la logique du « cul-de-sac » senior : maintien dans l'emploi, formation continue, retraite progressive flexible négociée avec l'employeur.
La transition entre vie professionnelle et retraite est aujourd’hui en France une rupture brutale qui pénalise économiquement et socialement les seniors. Avant 60 ans, les seniors sont les premiers licenciés en cas de plan social (moyenne d’âge des licenciés économiques : 52 ans). Entre 60 et 65 ans, ils peinent à se réinsérer (taux d’emploi des 60-64 ans : 36 % en France vs 64 % en Suède). Après 65 ans, ils sont structurellement exclus du marché du travail malgré leur volonté de poursuivre une activité chez 30-40 % d’entre eux. Cette rupture brutale coûte économiquement (perte de productivité, charges sociales sur retraite avancée), socialement (sentiment d’inutilité documenté comme facteur de dépression senior), et fiscalement (perte de cotisations).
Plan « Senior actif » couvrant la tranche 60-67 ans, articulé en quatre axes complémentaires : (1) Maintien dans l’emploi — interdiction des licenciements économiques visant prioritairement les seniors (surcoût administratif des plans sociaux ciblant les +55 ans), accompagnement spécifique pour adapter les postes (M15.4 médecine du travail rénovée), formation continue prioritaire (cohérence M12.7 crédit formation universel), (2) Formation tout au long de la vie — accès renforcé au bilan de compétences (M12.5) à 55, 60 et 65 ans, reconversion possible jusqu’à 65 ans avec crédit formation (M12.7) accru pour les seniors en activité.
(3) Retraite progressive simplifiée — possibilité de basculer en temps partiel choisi 60-67 ans avec maintien partiel des droits, cumul avec retraite partielle, articulation avec le cumul emploi-retraite sans plafond (M15.5), (4) Bonification senior — incitation financière pour les entreprises qui maintiennent ou recrutent des seniors (crédit d’impôt employer-senior), reconnaissance fiscale pour les seniors actifs (cohérence M2.3 baisse IR sur revenus actifs).
Articulation avec la médecine du travail rénovée (M15.4) qui surveille la pénibilité accumulée, avec la liberté de départ à 60 ans pour ceux qui ont accompli leur carrière (M15.1), avec le cumul emploi-retraite (M15.5). Faire de la longévité un atout productif, pas un coût social. Les seniors français qui souhaitent travailler doivent pouvoir le faire dignement, et ceux qui souhaitent partir doivent le pouvoir librement. La rupture brutale 65 ans est une absurdité économique et humaine.
La France a un des plus faibles taux d’emploi des 60-64 ans en Europe (~36 % contre 65 % en Suède, 70 % en Allemagne). Sortir de la logique du « cul-de-sac » senior : maintien dans l’emploi, formation continue, retraite progressive flexible négociée avec l’employeur.
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