Atteindre l’autonomie énergétique des outre-mer par un plan territoire par territoire : fin des centrales au fioul et au charbon, développement du solaire avec stockage, de la biomasse locale, de la géothermie aux Antilles, et des énergies marines (M25.10), avec des objectifs datés inscrits dans les programmations énergétiques de chaque territoire.
Les territoires d’outre-mer sont aujourd’hui largement dépendants des importations énergétiques fossiles : fioul lourd et gaz naturel pour la production électrique (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Mayotte, Polynésie, Nouvelle-Calédonie), avec coûts documentés extrêmement élevés (souvent 200-400 €/MWh contre 50-80 €/MWh en métropole), émissions de CO2 par habitant supérieures à la moyenne, vulnérabilité aux ruptures d’approvisionnement (transport maritime, instabilité géopolitique). Pourtant, ces mêmes territoires disposent d’atouts ENR exceptionnels : ensoleillement majeur (photovoltaïque), vents alizés réguliers (éolien), houle énergétique (énergie des vagues cohérence M21.9), géothermie volcanique (Réunion, Antilles), biomasse (canne à sucre, déchets agricoles), énergie thermique des mers (ETM, applicable particulièrement en zone tropicale).
Coût et financement. Investissements financés par les producteurs, la contribution au service public de l’électricité qui compense déjà les surcoûts insulaires, et la poche Climat du Fonds souverain (M30.1).
Calendrier. Programmations énergétiques territoriales actualisées en 2027, fin des dernières centrales fossiles programmée territoire par territoire, autonomie électrique visée entre 2035 et 2040 selon les territoires.
Garde-fous. Biomasse issue de ressources locales durables, sans importation massive. Stockage et sécurité d’approvisionnement garantis, compte tenu des réseaux insulaires non interconnectés. Priorité à Mayotte, la plus dépendante du fioul.
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