Les territoires d'outre-mer importent 90 % de leur énergie sous forme de fioul. Atteindre l'autonomie énergétique d'ici 2040 par les énergies marines renouvelables (éolien flottant, hydrolien, énergie thermique des mers), le solaire et le stockage. Articulation directe avec ZES-M.
Les énergies marines renouvelables (EMR) sont documentées comme un gisement énergétique majeur pour les territoires d’outre-mer, en complément des ENR terrestres (cohérence M25.3 directe) : éolien offshore posé ou flottant (en exploitant les ZEE ultramarines), énergie thermique des mers (ETM, particulièrement adaptée aux mers tropicales où les écarts de température entre surface et profondeur sont importants — applicable aux Antilles, Réunion, Mayotte, Polynésie, Nouvelle-Calédonie), énergie des vagues (houlomotrice), courants de marée (selon territoires), microalgues bioénergétiques (cultivées en mer tropicale). Mais le déploiement EMR ultramarin reste embryonnaire à ce jour, malgré les atouts géographiques. Sans plan structurant, la France manque l’une de ses opportunités énergétiques et industrielles les plus singulières.
Programme EMR outre-mer : autonomie énergétique des DROM-COM par énergies marines renouvelables, articulé en six axes opérationnels : (1) Cadre opérationnel — chaque territoire ultramarin développe un plan EMR adapté à ses ressources marines, intégré à son schéma d’autonomie énergétique (cohérence M25.3 directe et M21.7 micro-grids territoriaux), avec objectifs chiffrés à 2030 et 2040, (2) ETM Antilles, Réunion, Mayotte, Polynésie — démonstrateur ETM 10 MW en Martinique (projet historique relancé), démonstrateur ETM Réunion 5 MW, étude faisabilité ETM Mayotte et Polynésie. Capacité cible 2035 : 100 MW d’ETM cumulée outre-mer,
(3) Éolien offshore ultramarin — projets éolien posé en Méditerranée et Atlantique (cohérence ZES-M M21.8 atlantiques) progressivement transposés aux ZEE ultramarines : éolien flottant Réunion (vents alizés exceptionnels), éolien offshore Mayotte (mer relativement calme), éolien Polynésie sur certaines zones. Capacité cible 2035 : 500 MW d’éolien offshore cumulé outre-mer.
(4) Énergie des vagues et courants — démonstrateurs énergie houlomotrice en Bretagne (cohérence M21.8 atlantique) transposés à Polynésie (houles régulières), à la Réunion, aux Antilles. Démonstrateurs énergie courants de marée selon territoires (Polynésie, certaines zones réunionnaises), (5) Filière industrielle ENR ultramarine — articulation avec ZES ultramarines (M25.2) et ZES-M ultramarines (M25.8), implantation d’usines de fabrication des composants EMR adaptés tropical (résistance UV, sel marin, cyclones), création d’emplois techniques qualifiés (cohérence M26.30 filière emplois TAAS outre-mer extensible ENR-EMR).
(6) Recherche et développement — articulation avec cluster océanographique français de rang mondial (cohérence M24.9 directe), partenariats avec IFREMER, France Énergies Marines (Brest cohérence M21.8), universités ultramarines (cohérence M25.5, M25.12), CNES (selon programmes spatiaux satellites cohérence M24.11), CEA. Articulation cohérente avec l’autonomie énergétique outre-mer (M25.3 directe), avec les ZES ultramarines (M25.2), avec les ZES-M ultramarines (M25.8), avec la ZEE protégée (M25.11), avec le cluster océanographique (M24.9), avec les EMR métropolitaines (M21.9), avec les ENR (M21.2), avec le Fonds Souverain France volet climat (M30.1). Le programme EMR outre-mer valorise enfin opérationnellement l’un des plus grands gisements ENR mondiaux dont la France dispose par son outre-mer — c’est l’un des chantiers les plus singuliers et les plus structurants de la transition énergétique française.
Les territoires d’outre-mer importent 90 % de leur énergie sous forme de fioul. Atteindre l’autonomie énergétique d’ici 2040 par les énergies marines renouvelables (éolien flottant, hydrolien, énergie thermique des mers), le solaire et le stockage. Articulation directe avec ZES-M.
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