La France est l’une des dernières démocraties européennes matures à maintenir un système byzantin d’interdiction de principe du travail dominical, assorti de neuf catégories de dérogations illisibles. Les Pays-Bas (libéralisation 1996), le Royaume-Uni (Sunday Trading Act 1994), la Suède (libéralisation 1972), l’Espagne (zones de grande affluence touristique modulables par les communautés autonomes) et les États-Unis (absence quasi-totale de législation fédérale) ont tranché ce débat il y a entre 30 et 50 ans. Tous ces pays maintiennent un repos hebdomadaire effectif conforme à la directive européenne 2003/88/CE, mais sans imposer que ce repos soit pris le dimanche. La doctrine du Travail Libre propose pour la France un cadre cohérent : liberté d’ouverture dominicale pour toute entreprise sans autorisation préalable, extension de la plage légale de travail jusqu’à 22h (au lieu de 21h aujourd’hui), exonération totale des charges patronales et de la CSG/CRDS sur les heures dominicales et de soirée pendant 10 ans sans plafond, volontariat strict du salarié avec droit de refus opposable et majoration nette plancher (+50% dimanche, +25% soirée 20h-22h), primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, régime incitatif équivalent pour les professions libérales et notamment les professions de santé, dérogation totale pour les ZES, et — exigence de cohérence doctrinale — fonction publique ouverte 7/7 sur volontariat avec plan d’embauches dédié pour ne pas dégrader le service public sur les plages standards. Coalition Nationale rompt ainsi avec la fausse symétrie entre la libéralisation entrepreneuriale et la défense des droits salariés : le volontariat blindé légalement, la majoration nette plancher et l’exonération sociale font de cette mesure un dispositif gagnant pour les trois parties prenantes (entreprise, salarié, État). Coût budgétaire net assumé entre 2 et 9 Md€/an, retour macroéconomique attendu entre 15 et 25 Md€/an en régime de croisière via croissance, emploi, baisse coûts hospitaliers et désengorgement administratif.
Ce que disent les modèles internationaux
Panel pluriel — 5 pays étudiés, pour neutraliser toute lecture unidimensionnelle.
Suède
ouverture dominicale entièrement libéralisée
La Suède a supprimé toute restriction d'ouverture dominicale dès les années 1970 : chaque commerce fixe librement ses horaires, sept jours sur sept. Des décennies de recul sans dérégulation du repos montrent que liberté d'ouverture et droit du travail peuvent coexister.
Royaume-Uni
Sunday Trading Act 1994
Le Royaume-Uni autorise l'ouverture dominicale, les grandes surfaces étant limitées à six heures continues par le Sunday Trading Act de 1994.
Italie
libéralisation Salva-Italia (2011-2012)
L'Italie a libéralisé fin 2011 les horaires dominicaux, supprimant la plupart des restrictions ; un débat de réajustement reste ouvert.
Espagne
zones de grande affluence touristique et compétences régionales
L'Espagne laisse les communautés autonomes fixer les règles et libéralise l'ouverture dans les zones de grande affluence touristique.
Portugal
réforme de libéralisation de 2011
Le Portugal a libéralisé en 2011, dans le cadre de ses réformes structurelles, les horaires d'ouverture dominicale, laissant les commerces décider largement de leurs jours et heures. Réforme assumée pour soutenir l'activité et l'emploi commercial.
Mise en œuvre française
Cinq phases de mise en œuvre
Phase 1 — Loi-cadre Travail Libre (Q1 2027)
Texte législatif unique portant :
- (a) abrogation des articles L3132-3 à L3132-26 du Code du travail (régime des dérogations dominicales) : liberté généralisée d’ouverture (mesure M18.10) ;
- (b) modification de l’article L3122-2 : seuil légal de déclenchement du travail de nuit porté de 21h à 22h (mesure M18.11) ;
- (c) modification de l’article L2253-1 : retrait du bloc indérogeable des matières « jours et horaires d’ouverture » et « modalités du travail dominical et de soirée » (mesure M18.14) ;
- (d) création d’un nouveau Livre IV du Code du travail intitulé « Travail Libre » : volontariat strict, droit de refus opposable, majorations planchers (+50 % net dimanche, +25 % net soirée 20h-22h), sanctions pénales aggravées contre la discrimination (mesure M18.13) ;
- (e) régime d’exonération totale des charges patronales et de la CSG/CRDS sur les heures dominicales et de soirée, sans plafond pendant 10 ans, avec clause de revue parlementaire au 31 décembre 2036 (mesure M18.12) ;
- (f) régime de déduction fiscale exceptionnelle de 50 % sur BNC et BIC pour les professions libérales (mesure M18.15).
Phase 2 — Plan Fonction Publique 7/7 (2027-2035)
Plan d’embauches pluriannuel financé par décret : 30 000 ETP en 2027, 30 000 ETP en 2028, 40 000 ETP en 2029-2030, montée vers 250 000 ETP cumulés à l’horizon 2035 (mesure M1.14).
Déploiement en trois vagues géographiques : 2027 grandes agglomérations (préfectures de capitales régionales et métropoles +250 000 habitants) ; 2028 villes moyennes (préfectures +50 000 habitants) ; 2030 territoires ruraux et outre-mer avec adaptations sur la base d’enquêtes d’usage. Régime indemnitaire aligné sur le secteur privé pour les plages dominicales et de soirée, exonération CSG/CRDS étendue.
Phase 3 — Négociation conventionnelle santé (2027-2028)
Ouverture par le gouvernement d’une négociation avec l’UNCAM, l’UNOCAM, les syndicats de médecins libéraux (CSMF, MG France, SML, FMF, Avenir Spé), les dentistes, les kinés et les infirmiers libéraux, afin d’intégrer dans les conventions médicales une bonification des actes réalisés en plage dominicale et de soirée 20h-22h, au-delà des majorations existantes. Objectif chiffré : doublement des plages de disponibilité des médecins de ville à l’horizon 2030, réduction de 30 à 40 % des passages aux urgences relevant de la médecine de ville (mesure M18.15).
Phase 4 — Greffe ZES (2027)
Actualisation rédactionnelle de la page doctrine-zes (et des pages doctrine-sap-plus et doctrine-zrt en cohérence) pour intégrer la dérogation totale au droit commun du travail en matière de jours et d’horaires, avec maintien des planchers du Travail Libre comme socle d’ordre public (mesure M18.16).
Phase 5 — Suivi et évaluation (2027-2036)
Rapport annuel de la Cour des comptes sur le coût budgétaire brut, les recettes induites (TVA, IS, cotisations sur emplois nets créés, baisse des dépenses chômage/RSA), le solde net, la ventilation par secteur et par taille d’entreprise, l’effet sur le pouvoir d’achat des salariés et l’effet macroéconomique global. Évaluation indépendante par le Haut Conseil des Finances Publiques pour la clause de revue parlementaire 2036.
Coût détaillé et retour macroéconomique
Coût budgétaire net estimé entre 1,6 et 4,6 Md€/an à l’horizon 2030 (0,05 à 0,15 % du PIB), entre 2,1 et 9 Md€/an en régime de croisière 2035 (0,06 à 0,28 % du PIB). Le volet privé est excédentaire à moyen terme (+0,4 à +1,6 Md€/an en 2030, +2,1 à +5 Md€/an en 2035) ; le volet public est structurellement coûteux (-3,2 à -5 Md€/an en 2030, -7,1 à -11,1 Md€/an en 2035).
Retour macroéconomique estimé entre 15 et 25 Md€/an en régime de croisière : croissance PIB additionnelle (+0,3 à +0,7 point cumulé 2027-2035), créations d’emploi nettes (150 000 à 280 000 ETP secteur privé), désengorgement des urgences hospitalières (3 à 4 millions de passages évités par an) et baisse des coûts d’attente administrative.
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