Instaurer une règle transparente de partage du dividende d'efficacité de l'État agentique : les gains de productivité sont mesurés, audités, puis réinvestis selon une clé publiée — renfort des services de proximité, pouvoir d'achat des agents, désendettement. L'inverse d'une coupe budgétaire aveugle, et le contraire d'un plan caché de suppression de postes.
Les Émirats présentent l’IA agentique comme le moyen de transformer 80 000 agents en l’équivalent de 800 000 et un levier vers leur cible économique nationale ; le Royaume-Uni vise 45 milliards de livres d’économies de productivité. En France, ce récit de productivité, laissé sans cadre, est politiquement explosif : les organisations syndicales et une partie de la gauche y liront un plan de suppression de postes. Sans règle de réinvestissement transparente, le dividende d’efficacité est soit capté dans l’opacité, soit redouté — et le chantier agentique se bloque sur la peur.
Adopter une règle contraignante de partage du dividende d’efficacité. Les gains sont mesurés processus par processus (temps d’agent libéré, coûts évités) et audités par la Cour des comptes et l’Agence nationale de la performance publique (M1.2). Ils sont ensuite réinvestis selon une clé publiée : une part au renfort humain des services de proximité, là où le contact compte (accueil, accompagnement des publics fragiles) ; une part au pouvoir d’achat et à la montée en compétence des agents (M1.18) ; une part au désendettement, en cohérence avec les règles budgétaires (PP13, PP42).
La doctrine est explicite : pas de licenciement sec dans la fonction publique — c’est le statut — et les économies se font par redéploiement et non-remplacement choisi, jamais par charrette. Cette mesure répond frontalement au procès en plan caché de suppression d’effectifs et transforme le récit de productivité en contrat social : l’efficacité de l’État profite d’abord aux usagers et aux agents.
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