L'intermittence du renouvelable exige un stockage massif. La France a 5 GW de STEP, principalement bâtis dans les années 1970-1980. Doubler cette capacité, soutenir les batteries grid-scale (1-4 GW d'ici 2035) et les interconnexions européennes.
L’intermittence des énergies renouvelables (M21.2) exige un stockage massif d’électricité pour équilibrer le réseau aux échelles infrajournalière, hebdomadaire et saisonnière. La France dispose d’un atout historique : les STEP (Stations de Transfert d’Énergie par Pompage), réservoirs hydrauliques permettant de pomper l’eau pendant les surplus et de la turbiner pendant les pics de demande. La capacité STEP installée est aujourd’hui de 5 GW (Grand’Maison, Revin, Montézic, La Coche, etc.), opérationnelle depuis les années 1970-1980. Plusieurs sites potentiels nouveaux ont été identifiés par EDF mais sont restés sans décision. Parallèlement, le stockage batterie grid-scale (sur le réseau) progresse rapidement mondialement avec des coûts en baisse continue (-90 % en 10 ans), mais la France n’a pas encore de filière industrielle structurée — alors que la cohérence avec le développement ENR (M21.2) exige des capacités de stockage massives.
Programme STEP et stockage grid-scale articulé en cinq leviers opérationnels : (1) Doublement de la capacité STEP française — passage de 5 GW à 10 GW d’ici 2035, par nouveaux sites identifiés (Grand’Maison extension, Coiselet, Cordéac, Auvergne et Pyrénées sur sites potentiels documentés), pilotage par EDF avec financement Fonds Souverain France climat (M30.1) et garanties publiques.
(2) Filière batteries grid-scale française — déploiement de 5 GW de capacité batterie sur le réseau d’ici 2035, soutien à l’industrialisation française des batteries (ACC Verkor, Northvolt France, partenariats Renault et Stellantis cohérence M18.4 relocalisations stratégiques), recyclage massif des batteries en fin de vie (cohérence M30.8 économie circulaire), (3) Stockage décentralisé — incitation à l’installation de batteries chez les particuliers (autoconsommation photovoltaïque cohérence M21.7) et chez les entreprises (cohérence Bpifrance M19.7), avec primes proportionnelles à la capacité installée.
(4) Hydrogène vert comme stockage saisonnier (M21.5 cohérence directe) — utilisation de l’hydrogène vert produit en excès pendant les pics ENR (été pour le solaire) pour électrolyse, stockage en cavités salines (Lorraine, Allemagne par interopérabilité), reconversion en électricité ou usages industriels pendant les pointes hivernales, (5) Pilotage intelligent réseau RTE — investissement dans les systèmes de pilotage prédictif (cohérence M20.2 IA française, M20.8 France-plateforme), capacité d’effacement industriel rémunéré, foisonnement géographique optimal.
Articulation cohérente avec les ENR (M21.2), le nucléaire (M21.1), les SMR (M21.10), le bouclier énergétique (M21.4), la souveraineté industrielle (M18.1, M18.4). Sans stockage massif structuré, le mix énergétique 95 % décarboné (M30.3) n’est pas tenable techniquement. C’est une brique technologique non négociable.
L’intermittence du renouvelable exige un stockage massif. La France a 5 GW de STEP, principalement bâtis dans les années 1970-1980. Doubler cette capacité, soutenir les batteries grid-scale (1-4 GW d’ici 2035) et les interconnexions européennes.
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