Piste pragmatique

Nouveaux Rivages

Trois Grands Sites d'Extension Littorale de 300 à 800 hectares — la France qui rêve grand, construit vert et encaisse la rente du sol qu'elle crée

  • Typologie Innovation territoriale
  • Mesure source Programme « Nouveaux Rivages » : trois Grands Sites d’Extension Littorale (GSEL) de 300 à 800 hectares et une filière industrielle française du génie côtier
  • Coût Investissement cumulé 2050 : 90 à 150 Md€ public + privé, dont engagement public net plafonné à 10 % (dotation Foncière Souveraine Maritime 3 Md€, études et statut 200 M€, Institut du génie côtier 400 M€, dessertes). Financement en cascade autoporté : préventes de droits à bâtir, baux emphytéotiques 60-99 ans, tranches obligataires « Rivages » ouvertes au Fonds Capital Retraite France (M15.9) et à l'assurance-vie, co-investissements souverains minoritaires plafonnés à 30 % par site. Recettes attendues : valorisation foncière de 150 à 450 Md€ à terme, rente foncière publique perpétuelle, recettes fiscales d'activité (tourisme, commerce, industrie), 30 000 à 50 000 emplois directs de chantier en pointe et 150 000 à 250 000 emplois pérennes à maturité. Chiffrage à consolider par étude d'impact DG Trésor / France Stratégie et contre-expertise du SGPI, site par site.
  • Horizon 2027-2050

Depuis l’an 2000, le monde a créé 253 000 hectares de terres nouvelles sur la mer — l’équivalent du Luxembourg. Dubaï a bâti Palm Jumeirah puis relancé Palm Jebel Ali : 1 340 hectares, 110 kilomètres de côte nouvelle, sold out à peine relancé. Le Qatar a créé The Pearl : 400 hectares, 52 000 habitants. Copenhague construit Lynetteholm. Rotterdam a grandi de 2 000 hectares. Singapour a gagné un quart de son territoire sur la mer.

Et la France ? Elle possède la deuxième façade maritime mondiale, les premiers groupes de BTP de la planète — et c’est Bouygues TP qui a construit Mareterra, l’extension en mer de Monaco : dix-huit caissons de 10 000 tonnes coulés dans le port de Marseille, un chantier plus complexe que tout ce qui s’est fait dans le Golfe. Le savoir-faire est français. L’ambition, elle, est restée à quai. Monaco vend aujourd’hui son mètre carré gagné sur la mer plus de 100 000 euros, pendant que notre littoral saturé fige les prix, les rêves et les grues.

Coalition Nationale lance NOUVEAUX RIVAGES : trois Grands Sites d’Extension Littorale de 300 à 800 hectares — des archipels et presqu’îles français de nouvelle génération, pour le tourisme international, le commerce, le logement, l’industrie propre et le rayonnement. 90 à 150 milliards d’euros d’investissement d’ici 2050, dont moins de 10 % de fonds publics : le foncier créé paie le foncier suivant, et l’État, propriétaire perpétuel du sol, encaisse la rente.

Et une règle absolue, la doctrine « Mer Rendue » : zéro sable marin vierge, gain net de biodiversité mesuré et opposable, chaque hectare gagné en mer finançant la renaturation d’un hectare à terre. La France ne construira pas contre la mer. Elle construira avec elle — et la rendra plus vivante qu’elle ne l’a trouvée.

C’est éprouvé ailleurs. C’est finançable. C’est le genre de projet qui prouve qu’une nation sait encore réaliser ce qu’elle imagine.

Ce que disent les modèles internationaux

Panel pluriel — 7 pays étudiés, pour neutraliser toute lecture unidimensionnelle.

Émirats arabes unis

Palm Jumeirah (2001) et la relance de Palm Jebel Ali (2023)

Palm Jumeirah — 560 hectares gagnés sur le Golfe, 120 millions de m³ de sable, 7 millions de tonnes de roches — a transformé Dubaï en destination mondiale et amorti son coût par la seule valorisation foncière et touristique. Palm Jebel Ali, gelée après 2008, a été relancée en 2023 dans le cadre du plan urbain Dubaï 2040 : 1 340 hectares, 110 km de côte nouvelle, 35 000 logements, 80 hôtels, plus de 11 milliards AED de ventes dès la relance et des parcelles en front de mer à 115 millions AED pièce. La leçon émiratie, vécue de l'intérieur pendant 25 ans : la terre créée est un actif qui s'autofinance quand la commercialisation précède le béton — et un projet gelé par une crise n'est pas un projet mort.

Qatar

The Pearl Island (2004)

400 hectares gagnés sur le Golfe au nord de Doha, 32 kilomètres de côte nouvelle, 15 milliards de dollars investis, 52 000 habitants en 2024 : The Pearl fut le premier territoire qatari ouvert à la propriété étrangère en pleine propriété, attirant capitaux et résidents internationaux. La leçon qatarie : une extension en mer n'est pas qu'un projet immobilier, c'est un instrument d'attractivité juridique et fiscale — le sol nouveau permet des règles nouvelles, exactement la logique ZES appliquée au territoire créé.

Monaco

Mareterra (2013-2024) — construit par les Français

Six hectares gagnés sur 50 mètres de fond, 2 milliards d'euros, un mètre carré vendu plus de 100 000 euros et une transaction record de 471 millions d'euros : Mareterra est l'extension en mer la plus complexe jamais réalisée — contraintes sismiques, environnementales et de profondeur sans équivalent, y compris au Moyen-Orient. Or ce chantier est français : Bouygues TP, 18 caissons de 10 000 tonnes préfabriqués dans le port de Marseille par 480 ouvriers en 3×8, façades de caissons bio-conçues, posidonies transplantées, récifs artificiels, entre deux réserves sous-marines préservées. La leçon monégasque : le savoir-faire du bâtir-sur-mer écologique existe, il est français, et il ne demande qu'un donneur d'ordre français.

Danemark

Lynetteholm (2021) et les îles énergétiques

275 hectares en cours de création dans le port de Copenhague pour protéger la capitale de la montée des eaux et loger 35 000 habitants, votés par le Parlement 85 voix contre 12, portés par la société publique By & Havn (ville + État), remblayés avec les terres excavées des chantiers urbains. En parallèle, le Danemark planifie deux îles énergétiques (mer du Nord et Baltique) concentrant jusqu'à 10 GW d'éolien offshore. La leçon danoise : une démocratie exemplaire peut voter, financer et construire une extension en mer — par une loi dédiée, une société publique unique et un remblaiement circulaire — et en faire simultanément un bouclier climatique.

Pays-Bas

Flevoland, Maasvlakte 2 (2013) et Marker Wadden

Le pays qui a inventé le polder a créé la province entière du Flevoland (2 412 km²), agrandi le port de Rotterdam de 2 000 hectares avec Maasvlakte 2 — extension industrialo-portuaire qui sert aussi de défense côtière — et bâti dans le Markermeer un archipel artificiel de 1 300 hectares conçu comme réserve naturelle pour les oiseaux et les poissons. La leçon néerlandaise, triple : la création de terre est une politique nationale multiséculaire, elle peut être industrielle, défensive ou purement écologique, et elle a fait des entreprises néerlandaises les maîtres de l'oligopole mondial du dragage — la place que la France doit contester.

Singapour

l'extension continue du territoire depuis 1965

Singapour a agrandi son territoire d'environ un quart depuis l'indépendance — de 580 à plus de 730 km² — par une politique d'État continue de création de terre : port, aéroport de Changi, Marina Bay et son quartier d'affaires reposent sur des terres gagnées. Le sol reste propriété publique, loué par baux longs, et sa rente finance l'État. La leçon singapourienne : la création de terre menée sur cinquante ans par un État propriétaire du sol est l'un des investissements publics les plus rentables de l'histoire économique moderne — c'est le modèle exact de la Foncière Souveraine Maritime.

Belgique

Princess Elisabeth Island (2024)

À 45 km de la côte belge, la première île énergétique artificielle du monde — 6 hectares posés sur caissons en mer du Nord — concentrera 3,5 GW d'éolien offshore et servira d'interconnexion électrique entre la Belgique, le Royaume-Uni et le Danemark. Ses fondations sont transformées en récif artificiel géant par la technologie de biorégénération de l'espagnol Ocean Ecostructures. La leçon belge : le savoir-faire européen de l'île artificielle écologique est opérationnel dès maintenant, et les petits pays qui osent prennent les premières places — l'Espagne y exporte déjà sa technologie pendant que la France observe.

Mise en œuvre française

Phase 1 (2027-2030) — Fondations. Loi de programme « Nouveaux Rivages » créant le statut de Grand Site d’Extension Littorale (M1.20) : dérogation encadrée à la loi Littoral, établissement public d’aménagement par site sur le modèle danois By & Havn, contentieux concentré devant le Conseil d’État en 12 mois (le régime des JO de Paris 2024). Débat public CNDP national. Appel à candidatures territoriales : les communes et intercommunalités littorales candidatent, un référendum local décisionnel valide chaque site — le chantier se mérite, il ne s’impose pas. Création de la Foncière Souveraine Maritime (M2.15, dotation 3 Md€) et de l’Institut national du génie côtier et écologique (M24.14, 400 M€). Sélection des trois sites en 2030 : un GSEL méditerranéen attractivité-tourisme-commerce, un GSEL mixte industrie-port-énergie, un GSEL ultramarin (cohérence M25.8, PP29).

Phase 2 (2030-2040) — Premier archipel. Réalisation du GSEL 1 en tranches autofinancées : chaque tranche n’est engagée que si la précédente atteint 80 % de ses objectifs de commercialisation (clause d’arrêt automatique, cohérence PP11, PP13). Remblaiement exclusivement par déblais de chantiers terrestres et granulats recyclés — jamais un grain de sable marin vierge (M30.14). Infrastructures immergées intégralement bio-conçues en récifs habitables, suivi scientifique indépendant publié en open data. Montée en puissance de la filière française du génie côtier (M18.17) : flotte de dragues et caissonniers sous pavillon français, consolidation d’un champion national face à l’oligopole néerlando-belge.

Phase 3 (2040-2050) — Déploiement et export. GSEL 2 et 3 financés par la valorisation du premier. Équipe de France du génie côtier à l’export (M23.40) : extensions urbaines premium, défense côtière des deltas et des États insulaires menacés par la montée des eaux — levier d’influence majeur dans l’Indo-Pacifique —, îles énergétiques offshore. Objectif : 15 % du marché mondial accessible en 2045, et le standard français « Mer Rendue » érigé en norme internationale de l’extension littorale responsable.

Gouvernance et démocratie. Le sol créé reste propriété publique perpétuelle : la Foncière Souveraine Maritime cède des droits à bâtir et des baux de 60 à 99 ans, jamais le sol — le modèle singapourien transposé. Comptabilité par site publiée, évaluation Cour des comptes, données environnementales en temps réel. Les capitaux souverains étrangers sont bienvenus en minoritaires plafonnés à 30 % par site, sans aucun droit sur le sol.

Articulation avec le programme

Garde-fous, risques, critiques anticipées

(1) Zéro sable marin vierge — interdiction absolue du dragage d’extraction : remblais issus des déblais de chantiers terrestres (le Grand Paris Express en produit des dizaines de millions de tonnes, aujourd’hui mises en décharge), des sédiments portuaires requalifiés et des granulats recyclés, sur le modèle Lynetteholm. (2) Gain net de biodiversité opposable — état zéro scientifique, objectifs chiffrés de biomasse à 10 et 25 ans supérieurs à l’état initial, collège scientifique indépendant, suspension automatique de la tranche suivante en cas de manquement : la charge de la preuve incombe au projet, chaque année. (3) Exclusions absolues — herbiers de posidonie, aires marines protégées, Natura 2000 en mer, frayères majeures : la France protège 30 % de sa ZEE (M25.11) et aménage moins d’un millième de ses eaux territoriales. (4) Couplage ZAN — chaque hectare créé en mer finance la renaturation d’un hectare artificialisé à terre : le programme est contributeur net du zéro artificialisation nette. (5) Démocratie locale décisionnelle — référendum local par site ; un territoire qui vote non est retiré, sans appel. (6) Discipline financière — engagement public plafonné à 10 % du programme, jamais plus de 20 % du programme exposé sans préventes couvrantes, clause d’arrêt automatique : le contribuable n’est jamais le porteur du risque promoteur. (7) Résilience climatique — plateformes arasées 1,5 m au-dessus des projections GIEC 2100, conçues pour protéger aussi le littoral existant : l’extension devient digue habitée.

Différenciation politique

Vis-à-vis de La France Insoumise

(« L'Avenir en Commun »), qui érige la « règle verte » en interdit général et lit toute grande infrastructure comme un « grand projet inutile », condamnerait par principe la création de terre — tout en défendant la planification écologique du littoral face à la montée des eaux, sans jamais financer les digues qu'elle promet. Coalition Nationale fait l'inverse du renoncement : elle construit des extensions qui protègent le littoral existant (le modèle défensif de Lynetteholm), s'interdit le sable marin vierge, impose un gain net de biodiversité opposable — et fait financer le tout par la valeur foncière créée, pas par l'impôt.

Vis-à-vis de La France Humaniste — Villepin

(Villepin, « Moment Français »), qui excelle à convoquer le grand récit maritime de la France — la mer comme horizon, le deuxième domaine maritime mondial — sans jamais livrer un programme, un site, un chiffrage ni un mécanisme de financement, Coalition Nationale apporte l'architecture opérationnelle complète : un statut juridique (M1.20), une foncière souveraine capitalisée (M2.15), trois sites séquencés en tranches autofinancées, une doctrine écologique opposable (M30.14) et un plan export (M23.40). Le lyrisme maritime ne créera pas un hectare ; une loi de programme, si.

Vis-à-vis de Rassemblement National

qui promet la défense du littoral et de la ruralité côtière dans le registre protestataire, n'a jamais proposé ni statut juridique, ni financement, ni doctrine écologique pour un seul projet d'aménagement maritime d'ampleur — et son hostilité de principe aux capitaux étrangers le priverait des co-investissements souverains qui autofinancent ce type de programme partout dans le monde. Coalition Nationale assume : le sol reste français à 100 %, propriété publique perpétuelle, et les capitaux du monde entier sont bienvenus en minoritaires plafonnés pour bâtir la France — c'est exactement l'inverse de vendre la France.

Vis-à-vis de Renaissance

qui a laissé la planification maritime s'enliser dans les documents stratégiques de façade sans un seul projet emblématique en dix ans, et dont la loi ZAN, appliquée sans imagination, organise la pénurie foncière au lieu de la résoudre, Coalition Nationale ouvre la troisième voie que le « en même temps » n'a jamais trouvée : créer du foncier neuf en mer sous contrainte écologique opposable, et faire de chaque hectare gagné sur la mer le financeur d'un hectare renaturé à terre. Le ZAN cesse d'être un carcan : il devient un échange gagnant entre la terre et la mer.

Cinq affirmations à retenir

  1. 1

    Le savoir-faire du bâtir-sur-mer est déjà français : Bouygues TP a construit Mareterra à Monaco — 18 caissons de 10 000 tonnes coulés dans le port de Marseille, le chantier d'extension en mer le plus complexe jamais réalisé, plus exigeant que tout ce qui s'est fait dans le Golfe. NOUVEAUX RIVAGES donne enfin à ce savoir-faire un donneur d'ordre national.

  2. 2

    Trois Grands Sites d'Extension Littorale de 300 à 800 hectares — tourisme international, commerce, logement, industrie propre — pour 90 à 150 Md€ d'investissement d'ici 2050, dont moins de 10 % de fonds publics : le foncier créé paie le foncier suivant, comme à Dubaï, Doha et Copenhague, et l'État propriétaire perpétuel du sol encaisse la rente, comme à Singapour.

  3. 3

    Doctrine « Mer Rendue », opposable et vérifiée chaque année : zéro sable marin vierge (remblais issus des déblais urbains, le modèle Lynetteholm), gain net de biodiversité mesuré par un collège scientifique indépendant, exclusion absolue des posidonies et des aires protégées, et chaque hectare gagné en mer finance la renaturation d'un hectare à terre.

  4. 4

    La démocratie décide : loi de programme débattue au Parlement, débat public national, et référendum local décisionnel pour chaque site — un territoire qui vote non est retiré sans appel, un territoire qui vote oui obtient le chantier du siècle et ses retombées. À Copenhague, le Parlement a voté Lynetteholm 85 voix contre 12 : les grandes démocraties savent trancher grand.

  5. 5

    Un marché mondial s'ouvre — 253 000 hectares créés depuis 2000, des centaines de villes côtières à protéger de la montée des eaux — aujourd'hui capté par l'oligopole néerlando-belge du dragage. NOUVEAUX RIVAGES bâtit le champion français du génie côtier, vise 15 % du marché mondial accessible en 2045 et exporte le standard écologique français comme norme internationale.

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